Commentaire : La communauté internationale attend la réponse du "défenseur des droits de l’homme"

RCI 2022-04-28 19:47:07
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« Nous exhortons les autorités américaines à prendre toutes les mesures appropriées, à respecter les obligations internationales en matière de droits de l'homme, à modifier les actions unilatérales et à répondre aux efforts internationaux pour répondre à la crise humanitaire en Afghanistan. » Récemment, 14 experts des droits de l'homme de l’ONU ont publié une déclaration commune, demandant au gouvernement américain de débloquer les avoirs étrangers de la banque centrale afghane, qui s’élèvent à plusieurs milliards de dollars américains. Cette condamnation et cet appel du système des Nations Unies est une dénonciation concernant les États-Unis qui piétinent les règles internationales et violent arbitrairement les droits de l'homme d'autres pays, et également une manifestation d’une longue souffrance de la communauté internationale face aux États-Unis.

Des milliards de dollars, c'est peu pour Washington, mais c'est une somme d’argent qui peut sauver des vies pour l'Afghanistan. Ce pays, ravagé par la guerre, se lance dans la reconstruction nationale mais manque de ressources financières. Selon l'évaluation des organisations internationales, plus de 23 millions de personnes en Afghanistan ont un besoin urgent d'aide alimentaire, et environ 95% de la population n'a pas assez de nourriture. En outre, plus de 4 millions d'Afghans sont devenus des déplacés sans abri.

Qui est l’auteur de tout cela ? C’est sûrement les États-Unis. Ils ont lancé, en 2001, la guerre en Afghanistan, sous la bannière de "l'anti-terrorisme". La guerre qui a duré 20 ans a fait plus de 100 000 victimes civiles afghanes et environ 11 millions sont devenus des réfugiés. Le meurtre aveugle d'innocents par l'armée américaine a choqué et indigné le monde.

En août dernier, pour un ajustement stratégique global, les États-Unis ont retiré à la hâte leurs troupes en Afghanistan, mais leurs mains souillées du sang d’Afghans ne se sont pas complètement desserrées. En février de cette année, le président américain a signé un décret permettant la saisie de 7 milliards de dollars de réserves de la banque centrale afghane déposés aux États-Unis, voulant qu’une moitié de cette somme soit réservée pour indemniser des familles de victimes des attentats du 11 septembre 2001. Quel autoritarisme, impudence et cupidité !

Ce que les États-Unis ont fait en Afghanistan n'est que la pointe de l'iceberg de leur violation de la souveraineté et des droits de l'homme d'autres pays. De l'Irak à la Syrie, de Cuba à l'Iran, à la recherche d'une hégémonie extrême, les États-Unis ont déclenché des guerres ou abusé des sanctions au nom de la soi-disant "démocratie", des "droits de l'homme" ou de la "liberté", créant des scènes de tragédies dans le monde entier, s’attirant de féroces critiques de la communauté internationale.

De plus, en tant que principal instigateur de la crise ukrainienne qui dure plus de deux mois, les États-Unis n'ont cessé d'aggraver la situation, en approuvant déjà huit lots d'armes à destination de l'Ukraine. Le montant total de l'assistance militaire s'élève à environ 3,7 milliards de dollars américains. Aux yeux des politiciens américains, plus le conflit russo-ukrainien s'éternise, plus les États-Unis seront rentables. Assécher l'Ukraine, affaiblir la Russie, bouleverser l'Europe et laisser son propre complexe militaro-industriel faire fortune, c'est exactement ce que veulent les États-Unis.

A l'heure actuelle, plus de 5 millions de réfugiés ukrainiens ont afflué dans les pays européens voisins. Confronté à la pire crise des réfugiés en Europe après la Seconde Guerre mondiale, le dirigeant américain s'est dit prêt à accueillir "100 000 réfugiés", mais seulement 12 personnes ont été acceptées en mars, et un autre "chèque en blanc" a été émis. D’après Nursultan Nazarki, un représentant des organisations de la société civile afghane, de la crise afghane à la crise ukrainienne, les États-Unis ont fréquemment créé des troubles à travers le monde et sont à l'origine de nombreux problèmes mondiaux.

Des faits ont prouvé à maintes reprises que les États-Unis qui recherchent la sécurité et l'hégémonie absolues sont la source de l'agitation et du chaos dans le monde. Ces politiciens américains qui minent l'ordre international et piétinent les règles internationales n'ont pas le droit de parler de "démocratie" et de "droits de l'homme". Ne faites pas semblant de ne pas entendre la voix commune des experts des droits de l'homme de l'ONU. Le monde attend que le "défenseur des droits de l’homme" réponde !

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