Le président de la confédération suisse qualifie d’une stratégie centenaire l’initiative ‘la Ceinture et la Route’

RCI 2019-04-22 17:08:51
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Le président de la confédération suisse qualifie d’une stratégie centenaire l’initiative ‘la Ceinture et la Route’

Le président de la confédération suisse Ueli Maurer participera à la deuxième édition du Forum de ‘la Ceinture et la Route’ pour la coopération internationale qui se déroulera du 25 au 27 avril à Beijing et effectuera à l’occasion une visite d’Etat. A la veille de son départ, Ueli Maurer a accordé une interview aux médias chinois affirmant que l’initiative ‘la Ceinture et la Route’ est une stratégie centenaire profitable au monde et que la Suisse était disposée à y exercer un rôle de pont, tout en raffermissant les coopérations bilatérales.

Ueli Maurer a révélé que la Suisse s’intéresserait cette fois aux deux aspects du problème, le court terme et le long terme.

«Sur le long terme, nous devons nous engager à établir un réseau stable, mieux connaître la culture chinoise et le style de comportement des Chinois. Au court terme, nous avons besoin de ‘projets phares’, qui soient accueillis par la société et soient stables financièrement. Ces projets pourront dissiper les doutes du public, tant qu’ils affichent rapidement de bons résultats. Ils pourront également se préparer pour les projets à venir. La Suisse s’intéresse aux projets de moyen et long terme. Nous sommes une économie ouverte, dépendante du marché libre et de bonnes infrastructures. Cela est notre principe.»

Pour Ueli Maurer, la Suisse ne figure pas parmi les étapes cruciales géographiquement parlant dans le cadre de l’initiative ‘la Ceinture et la Route’, mais elle pourra exercer un rôle de pont entre l’Asie et l’Europe.

«Je pense que la Suisse peut servir de pont entre l'Asie et l'Europe. En tant qu'économie ouverte, la Suisse s'est engagée à créer un environnement favorable permettant aux entreprises de valoriser leurs atouts et de réussir dans les domaines de finance, d'investissement ou d'assurance, sur un marché libre, en leur proposant des services de qualité à bas coût. En outre, la Suisse abrite de nombreuses organisations internationales, notamment à Genève, la Suisse compte donc beaucoup pour la Chine. »

Alors que la mondialisation est menacée, l’initiative chinoise «la Ceinture et la Route» est, pour beaucoup d’experts, une mesure concrète visant à faire en sorte que les progrès économiques profitent à davantage de groupes et de pays, réalisant ainsi une nouvelle mondialisation économique plus inclusive et favorisant la construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

Ueli Maurer, président de la confédération suisse:

«‘La Ceinture et la Route’ a créé une nouvelle dimension pour l’économie mondiale. Aucun autre pays dans le monde n’avait élaboré une telle stratégie sur le long terme, qui est effectivement une stratégie centenaire. Si elle gagne la confiance d’autres pays, elle sera un projet grandiose en faveur de l’économie globale et de la population mondiale.»

La Suisse avait signé en 2013 un accord de libre-échange avec la Chine, les deux pays ont parvenu en 2016 à un nouveau partenariat stratégique. Ces bases solides permettent de meilleures collaborations bilatérales à l’avenir. Ueli Maurer:

«Concrètement, je pense que nos coopérations pourront s’étendre notamment dans les domaines suivants. Le premier concerne le marché financier, nous attendons une ouverture d’une plus grande échelle du marché financier chinois. Le deuxième est le développement technologique, en particulier les nouvelles technologies, à l’instar de la technologie financière et la technologie blockchain. Le troisième se situe dans l’assurance. Le quatrième est le secteur du développement durable, dans lequel nous bénéficions de riches expériences. Nous signerons un protocole d’entente concernant la coopération sur les marchés tiers, ce qui signifie que nous donnons l’aval aux projets de ‘la Ceinture et la Route’ déployés dans un tiers pays ou y prendrons part.».

S'agissant de la coopération bilatérale du secteur financier, Maurer a remarqué que les établissements bancaires des deux pays avaient déjà exercé plusieurs coopérations.

«La coopération s’applique en premier à nos bourses de valeurs, deuxièmement, il s’agit de la reconnaissance mutuelle des produits financiers distribués par l’autre partie. Et la troisième concerne la coopération bilatérale dans le domaine de la surveillance des marchés financiers. La Suisse a déjà entamé la création d’un centre de compensation en RMB. Je pense qu’il faut encore un certain temps avant de gagner la confiance de toutes les parties. Au vu des bonnes conditions préalables, un développement rapide sera envisageable.»

Maurer a également souligné que la Suisse continuerait à promouvoir l'accord de libre-échange entre la Suisse et la Chine, notamment dans les domaines du commerce de marchandises et du commerce de services. En outre, la Suisse compte renforcer les coopérations entre les universités, afin de se préparer pour l’innovation au sein de l’entreprise.

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