QINGHAI: Wan Chunxiang, Une enseignante perpétuant le savoir aux générations futures dans le bourg Maqin à golog

2017-09-25 10:36:41
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Sous le ciel bleu, sur le plateau, un bâtiment blanc apparaît en évidence au milieu d'une montagne des neiges. C'est l'école primaire ethnique Numéro 1 du bourg Maqin de la préfecture autonome tibétaine golog dans la province du Qinghai. La lecture à haute voix de ces élèves vient de cette école.

L'école primaire ethnique Numéro 1 du bourg Maqin a été créée en 1959 et il y a maintenant 940 élèves et 42 enseignants. C'est une école à plein temps où les élèves sont externes. Selon les habitants locaux, cette école constitue le plus beau paysage de la préfecture autonome tibétaine golog. Tout cela est dû à la contribution des enseignants.

Deux élèves tibétains nous ont parlé de leur institutrice responsable :

« Nous avons une bonne institutrice responsable. Elle a de l'humour et est souriante. Si on fait des fautes, elle nous parle avec un cœur ouvert et elle nous accompagne après les cours. »

« Notre institutrice responsable est comme un soleil pour nous. Ce que j'aime le plus c'est son cours de chinois. Quand je serai grand, je voudrais devenir un enseignant, comme notre institutrice Chunxiang. Si je reviens dans cette école pour enseigner, j'espère que le professeur Chunxiang sera toujours là et nous pourrions rester avec elle.»

QINGHAI: Wan Chunxiang, Une enseignante perpétuant le savoir aux générations futures dans le bourg Maqin à golog

Wan Chunxiang (à droite) nous parle de ses élèves avec émotion

Cette institutrice responsable dont les élèves parlent s'appelle Wan Chunxiang. Elle est enseignante de chinois et institutrice responsable de l'école. Elle a reçu le titre de la meilleure institutrice responsable de la province du Qinghai en 2014. On lui a proposé le poste du vice-directeur de l'école secondaire ethnique Numéro 1 du bourg Maqin. Mais, elle l'a refusé : « Je voudrais seulement être une enseignante. Bien que je rentre tard chez moi et je me sens très fatiguée, je suis heureuse quand je monte sur l'estrade du professeur. Mon fils est souvent fâché contre moi en me disant « tes élèves sont tes enfants ». Dans mon téléphone portable, il y a au total plus de 1800 photos dont plus de 1600 sont sur mes élèves. »

Institutrice Wan Chunxiang est née et a grandi à la préfecture autonome tibétaine golog. Ses parents sont aussi enseignants à golog et sous l'influence de ses parents, elle a fait ses études universitaires à l'école normale à Xining et sa spécialité était le chinois mandarin. Après ses études, elle a choisi de rentrer dans sa région natale pour enseigner et ça fait déjà 17 ans qu'elle exerce. Avec sa contribution minutieuse, elle a noué une amitié profonde avec ses élèves après ces années de travail et vit parmi les élèves. Selon elle, ce qu'elle fait n'est pas seulement enseigner le savoir, mais former l'élève. En parlant de ses élèves qu'elle a enseignés depuis 6 ans, elle nous dit avec émotion : « Je dis souvent à mes élèves qu'il n'est pas nécessaire d'avoir toujours la note de 100, il faut d'abord savoir se conduire en honnête homme. Maintenant, ils vont terminer leurs études. Nous avons passé 6 ans ensemble et c'est inoubliable. L'idée de savoir qu'ils vont bientôt partir me rend déjà triste. »

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Wan Chunxiang montre les oeuvres de ses élèves

Concernant ses projets, l'institutrice Wan Chunxiang a confié qu'elle voulait seulement rester au poste de professeur et enseigner à davantage d'enfants, afin d'apporter sa pierre à l'édifice en leur donner ainsi une bonne expérience d'études.

Il y a beaucoup d'enseignants comme Wan Chunxiang dans la préfecture autonome tibétaine golog. Ils ne craignent pas la condition pénible locale, ont abandonné des bonnes opportunités de développement, enseignent le savoir et forment les enfants sur le plateau de la province du Qinghai. Yang Fayu, directeur adjoint de la Direction de l'éducation dans la province du Qinghai, nous a expliqué : « À Qinghai, la saison d'hiver est très longue et il fait très froid. La condition est dure pour les enfants et enseignants. Il y a des endroits où il n'y a pas de charbon, ils brûlent les bois, ou plus souvent le fumier du bœuf comme le mode de chauffage. Mais, le fumier du bœuf est un peu comme le papier, une fois brûlé, la chaleur ne pourra pas rester longtemps et il fait tout de suite froid. La condition de vie des enseignants est dure, mais ils y insistent et ce n'est vraiment pas facile.»


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