Commentaire : L'ancienne Route de la Soie se dote d'une nouvelle vitalité grâce aux efforts faits par la Chine et l'Italie

RCI 2019-03-23 22:00:57
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Le président chinois Xi Jinping a entamé sa visite vendredi 22 mars à Rome. Après avoir assisté à la grandiose cérémonie d'accueil organisée en son honneur par le président italien Sergio Mattarella, Xi Jinping a eu un entretien avec son homologue italien et les deux chefs d'Etat ont rencontré conjointement la presse, les représentants des milieux économique et culturel des deux pays, ainsi que la présidente du Sénat italien Maria Elisabetta Alberti Casellata.Les milieux politique, commercial, culturel ainsi que les médias de l'Italie prêtent une vive attention à la construction commune dans le cadre de l'initiative "la Ceinture et la Route" proposée par Xi Jinping en exprimant une grande appréciation. Ils estiment que cela favorisera l'interconnexion et un développement commun du continent eurasiatique et permettra à l'ancienne Route de la Soie de se doter d'une nouvelle vitalité aujourd'hui. Cela émet un signal positif pour la signature prévue le 23 mars d'un mémorandum de coopération dans le cadre de l'initiative "la Ceinture et la Route" entre la Chine et l'Italie.

Depuis l'explosion de la crise financière internationale, l'Italie a connu à deux reprises la récession économique, de 2008 à 2009 et de 2012 à 2014. Selon des statistiques officielles italiennes, au début de cette année, comme le PIB a connu une chute consécutive, durant le deuxième semestre de l'an dernier, l'économie italienne est entrée dans la troisième période de récession. Un rapport de la Fédération italienne des artisanats et des PMEitaliens a montré que de 2000 à 2008, le PIB italien a connu en moyenne une croissance de 0,2%, pas loin de zéro, soit un niveau loin derrière celui de l'UE, soit 2%, durant les dix ans écoulés.

Après une inefficacité des moyens internes pour stimuler l'économie,tels que la dévaluation de l'euro et l'augmentation des finances publiques, l'Italie tourne le regard vers l'extérieur. Pourtant, l'UE lui a demandé d'appliquer une politique d'austérité économique, qui est fatale pour elle et a conduit des frictions entre l'Italie et l'UE au sujet des budgets gouvernementaux. Par conséquent, trouver de nouveaux partenaires en dehors de l'UE et renforcer la coopération avec eux est devenu un choix impératif pour le gouvernement italien. En 2017, Paolo Gentiloni, Premier ministre italien de l'époque, a déclaré, lors du Premier Forum de "la Ceinture et la Route" pour la coopération internationale, tenu à Beijing, que "l'Italie pourrait jouer un rôle principal dans cet événement important dont la Chine se soucie beaucoup. Et cela est une excellente opportunité pour nous, et ma présence ici explique bien notre attention."

En août dernier, à peine deux mois après sa formation, le nouveau gouvernement italien a créé un "groupe chargé des affaires concernant la Chine", qui a pour mission de renforcer la coopération avec la Chine tous azimuts. C’est la première fois que le gouvernement italien crée un groupe de travail ciblé spécialement à un pays. Son responsable est Michele Geraci, vice-ministre du Développement économique, de Travail et des Politiques sociales. Il parle couramment chinois et, étant économiste, il avait assumé, pendant longtemps, le poste de professeur dans une université de renom international en Chine.

En tant que sinologue en Italie, Geraci connaît parfaitement le mode de développement réussi de la Chine et une énorme énergie qu’apportera à son pays l'initiative "la Ceinture et la Route". Il a indiqué, à maintes reprises, que par rapport à ses pays voisins, l'Italie exporte peu de produits à la Chine, tandis que le vin de la France exporté à la Chine compte un volume sept fois de plus que celui de l'Italie. Même les produits alimentaires et les boissons de l'Irlande exportés vers la Chine sont plus importants que ceux de l'Italie. Il a souligné que l'Italie devait rattraper ce retard en coopérant avec la Chine dans les infrastructures et en exportant vers la Chine des articles de mode, des équipements mécaniques, des produits alimentaires et chimiques ainsi que d'autres marchandises.

Le Premier ministre italien Giuseppe Conte a déclaré, devant le parlement, que les bénéfices économiques et commerciaux grâce à l'initiative "la Ceinture et la Route" corresponderaient parfaitement à la loi et aux intérêts nationaux d'Italie. Il a dit d’ailleurs qu’au lieu de faire un détour par un nouvel itinéraire commercial, des ports italiens peuvent devenir des destinations naturelles sur les "Nouvelles Routes de la Soie" en tirant des profits grâce à leur position géographique.

L'adhésion à la construction de "la Ceinture et la Route" est non seulement le choix du gouvernement italien, mais aussi celui des villes et entreprises italiennes. Selon New Yorks Times, au port de Trieste, au nord de l'Italie, des ouvriers de construction équipés des installations de scaphandrier sont en train de jeter des fondations pour un nouveau port qui deviendrait le quartier général de Chine dans ce port industriel. Des fonctionnaires locaux ont indiqué que des entreprises chinoises coopéréeront avec des entreprises italiennes en recrutant des ouvriers locaux pour assembler des articles importés. Et puis, on les transportera vers d'autres régions de l'Europe par train, ou par navire vers la Chine. Selon des médias locaux, une cérémonie de baptême du nouveau paquebot "Venise" fait par Costa a eu lieu le 1 mars à Trieste. Le paquebot arrivera à Shanghai en mai.

Dans son article publié dans le quotidien italien II Corriere Della Sera, Xi Jinping a cité une phrase de l'écrivain italien Alberto Moravia : "L'Amitié n'est pas un choix par hasard. Elle est née grâce aux mêmes idéaux qu'on nourrit et au même chemin qu'on suit." Lors de la rencontre conjointe avec la presse avec son homologue italien Sergio Mattarella, Xi Jinping a souligné que la Chine et l'Italie devraient développer l'interconnexion stratégique, faire rayonner les potentiels dans la construction des infrastructures, le secteur logistique portuaire ainsi que le transport maritime, entreprendre des projets de coopération de qualité dans le cadre de l'initiative "la Ceinture et la Route" pour que tous les peuples du monde puissent partager des fruits de développement.

Il est évident que sur la voie de réaliser le développement économique et la prospérité commune, l'Italie a déjà pris la détermination de prendre l'express de la Chine pour réaliser une plus grande valeur à travers la construction de "la Ceinture et la Route". En laissant de côté des paroles aigres-douces, l'Italie poursuivra ses efforts afin de se développer en comptant sur elle-même.

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