Commentaire : classée 46ème dans Doing Business, la Chine va améliorer davantage son environnement commercial

2018-11-06 23:12:34
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Commentaire : classée 46ème dans Doing Business, la Chine va améliorer davantage son environnement commercial

Commentaire : classée 46ème dans Doing Business, la Chine va améliorer davantage son environnement commercial

Chaque fin d’année, chaque pays ou région obtient « des notes » à la suite de l’évaluation faite par des organisations internationales sur base des indices dans différents domaines, tels que politique, économique, culturel, touristique, de la santé, de l’innovation etc.

Parmi ces « notes», il y en a une qui est très importante, considérée à juste titre comme « le rapport porte-drapeau » de la Banque mondiale qui présente le palmarès de différents pays concernant leur environnement commercial.

Récemment, la Banque mondiale a publié le dernier rapport « Doing Business 2019: Training for Reform ». Dans ce grand examen auquel ont participé 190 entités économiques du monde, la Russie s’est hissé à la 31ème place alors que la Chine a fait un grand bond en avant en se positionnant à la 46ème place, alors qu’il y a deux ans ce même rapport classait la Chine à la 78ème position. L’on s’aperçoit que la Chine, étant qu’entité économique a réalisé une marche rapide en l’espace d’une année pour se retrouver dans la position qu’elle occupe aujourd’hui. Sans doute, une performance exceptionnelle qui n’empêcherait pas à la Chine de mériter le « grand prix de l’amélioration de l’environnement commercial », déjà s’il y en avait un.

Les données dont s’est servie la Banque mondiale pour faire son rapport,  proviennent de Shanghai et Beijing, dont 55% sur Shanghai et 45% sur Beijing, entre le 2 juin 2017 et le 1er mai 2018. Ces données se rapportent au processus des entreprises privées depuis leur création jusqu’à leur faillite. Elles comprennent 11 différentes catégories.

En analysant les indices de ces 11 catégories, ils reflètent la force la plus active de chaque entité économique- la situation d’existence des PME et également les fruits de différentes réformes opérées durant un an.

Evidemment, l’amélioration de la position de la Chine dans le classement du rapport de la Banque mondiale, reflète la planification stratégique vers un développement économique de haute qualité en Chine et l’application des mesures de réforme dans les secteurs concernés.

Cela montre également l’effet progressif des mesures prises par le gouvernement chinois, telles que le développement de l’économie réelle, la décentralisation et la simplification administrative, l’optimisation de l’approbation administrative, l’assouplissement des conditions d’accès au marché etc.

Selon Rita Ramalho, responsable de la rédaction de ce rapport et directeur supérieur  du Groupe des indicateurs mondiaux de la Banque mondiale (Global Indicators Group of the World Bank), « par rapport à la situation chinoise d’il y a 16 ans, la Chine a mis en œuvre dans un an 7 grandes réformes pour améliorer l’environnement commercial pour les PME, un record mondial en la matière.»

Précisément, ces mesures de réforme concernent : le domaine de « demande de création d’entreprise». En effet, la Chine a mis en place un système d’inscription et d’enregistrement de la sécurité sociale en ligne. Il faut désormais compter seulement 9 jours pour le faire et cela a eu un impact positif sur les 65 places gagnées par la Chine dans cette cotation. Beijing est l’une des deux villes au monde qui offrent gratuitement l’inscription et l’enregistrement ; dans le domaine de « l’accès à l’électricité», la Chine offre aussi un accès gratuit et le temps pour le faire a été réduit de 143 jours à 34 jours. Dans cette catégorie, la Chine est 84ème.

Dans le domaine de « l’application des contrats», la résolution des litiges commerciaux, le temps moyen en Chine est 496 jours et le coût financier représente 16% de la somme revendiquée. Tous ces indices sont mieux par rapport à ceux de l’entité économique de haute revenue de l’OCDE, qui a besoin en moyenne 582 jours et dont le coût financier représente 21%. La Chine est, ainsi, au 6ème rang dans cette catégorie.

Il faut noter que dans ce rapport de la Banque mondiale, l’île Maurice et le Rwanda se trouvent au 20ème et 29ème rang, dépassant la Chine et le Japon. Cela montre que les indicateurs d’évaluation sont objectif et sur la base d’égalité, cela veut dire que n’importe la grandeur de cette entité économique, on préfère voire les mesures de réforme et leurs effets  d’application de chaque entité économique.

Depuis le début de cette année, le président chinois Xi Jinping ne cesse de souligner à plusieurs reprises dans les activités ou les réunions internes, que la Chine allait améliorer davantage son environnement commercial.  Au cours de la cérémonie d’ouverture de la première édition de l’Exposition internationale d’importation de la Chine (CIIE) ouverte le 5 novembre à Shanghai en Chine, Xi Jinping a indiqué dans son discours que l’objectif et la mission importante de l’élargissement de l’ouverture de la Chine est « de créer un environnement commercial de standard international ». Il a souligné que la Chine allait non seulement respecter l’environnement commercial international et traiter toutes les entreprises étrangères de façon égale, mais aussi porter devant la justice tous les cas de violation des droits et intérêts légitimes des marchands étrangers, particulièrement ceux liés à la propriété intellectuelle et introduire un système de réparation punitive et augmenter, de manière significative, des coûts illégaux.

Avec les mesures prises par le gouvernement chinois qui favorisent le développement de l’économie privée en Chine, notamment l’application complète de la réforme institutionnelle d’ici début de l’année 2019, un environnement commercial plus ouvert, innovant et inclusif contribuera à un nouveau cycle de réforme et d’ouverture en Chine. C’est une certitude.

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