Trois chemins de fer témoignent comment la Chine et l’Afrique partageaient les souffrances et la prospérité

RCI 2018-08-31 22:00:07
Comment
Share
Share this with Close
Messenger Messenger Pinterest LinkedIn WeChat

On ne sait pas à partir de quand l’expression « construction d’infrastructures » est devenue synonyme de travail acharné et de courage des Chinois. Quelquefois ces derniers sont même considérés, sur un ton satirique, comme fous de construction d’infrastructures. Cependant, il y a plus de 40 ans, alors que la Chine a aidé à la construction du chemin de fer Tanzanie-Zambie, il n'y avait pas de machines de grande envergure ni de technologie pour les travaux nécessitant une grande habileté. Il a fallu se reposer sur la fraternité liée au cœur des Africains.

Dans les années 1960, la Tanzanie et la Zambie, qui ont successivement accédées à l’indépendance, prévoyaient la construction d’un chemin de fer. Les deux pays ont cherché de l'aide auprès de pays européens riches et également de la Banque mondiale, mais en vain, ils ont été rejetés. En février 1965, lors de la visite en Chine du président tanzanien Julius Nyerere, il en parla avec les dirigeants chinois et obtint une réponse positive de la part de la Chine. 

En juillet 1976, le chemin de fer Tanzanie-Zambie a été mis en service. Plus de 60 employés chinois lui ont donné leur vie. Cette amitié d’entraide se perpétue jusqu’à aujourd’hui. Après la mise en œuvre de la politique de réforme et d’ouverture il y a 40 ans, la Chine est devenue la deuxième économie mondiale et environ 700 millions d’habitants sont sortis de la pauvreté. D’autre part, la plupart des pays africains qui ont connu le néolibéralisme, selon le consensus de Washington, et qui ont accepté la conception des valeurs occidentales sur la liberté et la démocratie, n’ont pas encore acquis leur indépendance économique.

En octobre 2016, le premier chemin de fer électrique moderne d'Afrique, reliant Addis Abeba, la capitale de l’Ethiopie, et Djibouti, la capitale de Djibouti, a été inauguré. Il a été construit par des sociétés chinoises utilisant un ensemble complet de normes et d'équipements chinois. Il s'agit d'un autre chemin de fer transnational construit par la Chine en Afrique, connu sous le nom de « chemin de fer Tanzanie-Zambie dans la nouvelle période ».

En mai 2017, le chemin de fer reliant la plus grande ville portuaire du Kenya, Mombasa, à la capitale, Nairobi, a été officiellement ouvert à la circulation. Construite par une entreprise chinoise, il peut atteindre une vitesse de 120 km/h pour le transport de passagers et de 80 km/h pour le transport de marchandises. Ont été créés au total 46 000 emplois, ce qui a contribué à la croissance du PIB du Kenya de 1,5%. A l'avenir, la ligne ferroviaire Mombasa-Nairobi devrait également être connectée avec les chemins de fer de pays d'Afrique de l'Est comme l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi et le Soudan du Sud pour former une grande artère de chemins de fer est-africains.

À l’heure actuelle, la situation internationale est complexe et changeante, et l’unilatéralisme et l’hégémonie commerciale sont en hausse. Il est ainsi davantage nécessaire que la coopération Chine-Afrique améliore la qualité et l’efficacité afin de construire une communauté de destin encore plus solide. Le Sommet de Beijing du Forum sur la Coopération sino-africaine, qui se tiendra les 3 et 4 septembre, devrait promouvoir la connexion de l’initiative « la Ceinture et la Route » à l’Agenda 2063 de l’Union africaine, à l’Agenda 2030 de développement durable de l’ONU, ainsi qu’aux stratégies de développement des pays africains. L’amitié traditionnelle entre la Chine et l’Afrique n’a cessé de s’approfondir pour le bien commun de 2,4 milliards d’habitants.


Partager

Articles les plus lus