La culture des ethnies minoritaires
中国国际广播电台

Pour protéger la culture traditionnelle des différentes ethnies minoritaires, l'Etat a planifié toute une série de démarches allant de la récolte d'œuvres issues du patrimoine culturel des ethnies minoritaires à leurs publications en passant par une classification et une traduction. Il a veillé également à ce que soient protégés les sites historiques célèbres et les objets antiques précieux.

Jusqu'en 1998, on a répertorié 120 000 titres dont 110 000 ont été classifiés et 5 000 publiés. L'Etat a rassemblé 3 000 spécialistes pour accomplir le travail de rédaction et de publication de cinq catégories de livres sur les ethnies minoritaires, y compris des précis de l'histoire des ethnies minoritaires, des précis des langues des ethnies minoritaires, un aperçu général des régions autonomes ethniques, en tout 400 titres. Actuellement en Chine, les 55 ethnies minoritaires ont chacune leur précis d'histoire écrite.

Le gouvernement chinois a fondé un établissement spécial de recherches et de traductions pour les trois plus importantes épopées: le Gesar (le long poème chanté tibétain), le Jianggar (la célèbre épopée des Mongols), le Manas (le célèbre poème biographique des kirghiz). Ces trois œuvres ont été publiées en langue des ethnies minoritaires, en chinois et en plusieurs langues étrangères, ainsi que des textes d'études spécialisées. Pour le Gesar seul, un ouvrage de recherche intitulé Le recueil complet de Gesar a permis à un bon nombre de chercheurs d'avoir une connaissance détaillée de ce livre. Ces dernières années, l'Etat a affecté une dizaine de millions de yuans dans un travail de vérification et de publication de la Grande Encyclopédie chinoise sur le Tibet en 150 volumes.

Les célèbres stances classiques des Uygurs, intitulées Les Douze Mukams étaient en voie d'extinction. A la fin des années 40, seul quelques acteurs âgés en savaient encore chanter la totalité; mais de nos jours, grâce à la Troupe artistique des Mukams du Xinjiang et un centre de recherche, ce chant traditionnel charme de nouveau les scènes du Xinjiang. Le théâtre tibétain vieux de cinq cents ans est non seulement protégé et développé, mais est toujours joué, en même temps que d'autres numéros de chants et danses au cours du festival Shoton, ce qui permet de transformer cette fête traditionnelle en un festival des arts apprécié des Tibétains.