Les ethnies dont la population est inférieure à 100 mille
中国国际广播电台

En Chine, on compte 20 ethnies dont la population est inférieure à 100 mille, elles sont : les Blangs, les Tajiks, les Achang, les Pumi, les Ewenki, les Nu, les Jing, les Jino, les De’ang, les Bonan, les Russes, les Yugur, les Ouzbeks, les Monba, les Oroqens, les Drung, les Tatar, les Hezhen, les Gaoshan et les Lhoba.

Les Lhoba 

D’une population de plus de 2 900 personnes, les Lhoba sont l’ethnie la moins nombreuse de la Chine. Installés principalement dans la région de Nyingchi au Tibet. Ils utilisent leur propre langue et les écritures tibétaine et chinoise.

La Région autonome du Tibet est la région de Chine où la concentration de Tibétains est la plus forte. Ils représentent 45% de la population tibétaine de tout le pays. En dehors de l’ethnie tibétaine, on trouve également d’autres minorités ethniques, telles que les Lhoba, Menba, Han, Hui, Deng et Sherpas.

Les Lhoba vivent principalement dans la région de Lhoyu, dans le sud-est de la Région autonome du Tibet; une minorité d’entre eux est disséminée dans les régions de Mainling, Medog, Zayu, Lhunze et Nagxian. Leur langue appartient également à la famille tibéto-birmane du groupe sino-tibétain. Faute d’écriture, les Lhoba utilisent l’écriture tibétaine. Ils pratiquent à la fois l’agriculture et l’artisanat (tressage de bambou). Les hommes aiment porter des gilets en laine et se coiffent d’un chapeau de peau d’ours ou de fibres végétales; les femmes portent un corsage à col rond et à manches serrées, et une jupe étroite. Les céréales (maïs, millet, riz et sarrasin) constituent la base de leur nourriture.


Les Drung

Les Drung rassemblent près de 6 000 personnes qui vivent surtout dans la vallée de la rivière Dulong du district autonome drung et nu de Gongshan, dans le nord-ouest de la province du Yunnan. Leur langue appartient au groupe tibéto-birman de la famille des langues sino-tibétaines. Cette langue, qui est semblable à celle des Nu, leurs voisins, n’a pas de forme écrite; historiquement, on tenait les registres et transmettait des messages en faisant des entailles dans le bois et en faisant des nœuds.

La région où habitent les Drung est flanquée à l’est par le mont Gaoligong et à l’ouest par le mont Dandanglika. En raison de l’influence de la  mousson, cette région est abondamment arrosée et les précipations annuelles atteignent 2 500 mm. Les forêts vierges couvrent les versants montagneux; les herbes médicinales, les animaux sauvages et les minéraux abondent. Les cultures traditionnelles comprenaient le maïs, le sarrasin et les fèves, mais le riz, la pomme de terre et les herbes médicinales ont maintenant fait leur apparition comme cultures commerciales. On élève aussi du bétail, des chèvres et des porcs, et on transforme la peau des animaux.

Durant la dynastie des Tang (618-907), l’habitat des Drung relevait des principautés de Nanzhao et de Dali. À partir de la dynastie des Yuan (1271-1368) jusqu’à la fin des Qing (1644-1911), les Drung furent dirigés par des chefs Naxi nommés par la cour. Aux temps modernes, cette ethnie s’est distinguée en repoussant une expédition militaire britannique en 1913. En 1956, le district autonome drung et nu de Gongshan fut établi, et le magistrat est un Drung.


Les Jino

Avec une population d'environ 18 000 personnes, les Jino vivent essentiellement au canton de Jino, dans la ville de Jinghong, préfecture autonome dai du Xishuangbanna, province du Yunnan. Les Jino ne possèdent pas d?écriture qui leur soit propre, mais ils se transmettent de génération en génération un riche patrimoine de contes et légendes. Parmi ceux-ci, "Mahei et Maniu" représente un chef d'oeuvre. Comme beaucoup d'autres ethnies minoritaires chinoises, les Jino sont très doués pour le chant et la danse. Ils aiment surtout chanter.

Au moment de la fondation de la Chine nouvelle en 1949, les Jino vivaient encore sous un régime clanique communautaire, caractéristique du dernier stade de la société primitive, et leurs conditions de vie étaient très archaïques : ils pratiquaient la culture sur brûlis et, pour compter, faisaient des entailles dans du bois. Même à la fin des années 1970, les Jino qui se sont installés au mont Jino se trouvaient dans un état arriéré ; ils ne pouvaient assurer leurs besoins en céréales et devaient compter sur l'aide de l'Etat. A partir des années 1980, grâce à l'aide du gouvernement, les Jino ont commencé à diversifier leurs cultures en fonction des conditions locales.


Les Oroqens

Plus de 7 000 personnes, ils sont principalement concentrés dans la ligue de Hulun Buir en Mongolie intérieure. Ils utilisent la langue orochon et les caractères chinois.

« Oroqen » signifie en français, « Ceux qui vivent sur le versant de la montagne ». Les Oroqen, qui peuplent les forêts denses des Grand et Petit Hinggan, mènent une vie nomade. Chaque fois qu'ils partent pour une expédition de chasse, ils doivent vénérer le Dieu de la montagne Bainacha. Les Oroqen observent stritement les règles fixées par leurs ancêtres et ne chassent jamais abusivement. Ils suivent le changement des saisons. On s'efforce d'éviter la période de reproduction et d'allaitement. Pour eux, les forêts sont non seulement leur foyer, mais aussi le foyer de tous les animaux.


Les Tartars

Cette ethnie, comptant un peu plus de 5 000 personnes, se trouve surtout autour de Tacheng et d’Urumqi dans la région autonome du Xinjiang. Son histoire en Chine remonterait à la dynastie des Tang (618-907), au moment où la tribu tatare vivait sous le régime du khanat turc nomade du Nord de la Chine. Lorsque cet État déclina, les Tatars gagnèrent en puissance et leur appellation fut utilisée pour faire référence à plusieurs tribus du Nord, après la dynastie des Tang. Leur patrie fut par la suite annexée par les Mongols, et lorsque ces derniers pénétrèrent plus avant vers l’ouest, les gens de l’Asie centrale et de l’Europe les appelèrent Tatars.

La langue tatare appartient à la famille des langues turques. Puisque les Tatars se sont mêlés librement  aux Ouïgours et aux Kazakhs du Xinjiang, les trois langues se sont influencées mutuellement et ont donné naissance à de nombreux dialectes locaux. La langue écrite des Tatars est basée sur l’alphabet arabe. Leur religion est l’islam.

Historiquement, la plupart des Tatars s’occupaient d’élevage mais une minorité oeuvrait aussi dans l’artisanat, surtout la transformation du cuir, la confection et la broderie. Aujourd’hui, beaucoup sont devenus des travailleurs de l’industrie.