Estampes de Nouvel An
中国国际广播电台

En Chine, la fabrication des estampes de Nouvel An remonte à la dynastie des Han. Elle a pour but d’éloigner le malheur et de chasser les mauvais esprits.

La fabrication des estampes de Nouvel An dans notre pays se développe en effet à la fin de la dynastie des Song ( 960-1279) et atteint une grande perfection sous les Ming (1368-1644). Sous le règne Qianglong des Qing (1644-1911), cet artisanat d’art devient très florissant, par exemple au village de Yangjiabu situé près de la ville de Weifang dans la province du Shandong. A cette époque, on y compte une centaine d’ateliers fabriquant des milliers de modèles, parmi les plus réputés de tout le pays. Cet artisanat d’art est aujourd’hui toujours bien vivant, et on a l’impression que chacune des demeures de ce village est un atelier d’estampes de Nouvel An.

L’estampe de Nouvel An est un art folklorique qui a une influence des plus larges et des plus profondes en Chine. Déjà connue en Chine et à l’étranger, l’estampe de Nouvel An de Weifang, ville située dans la province du Shandong, représente l’une des trois écoles de cet art, les deux autres écoles étant celles de Yangliuqing, près de Tianjin, et celle de Taohuawu à Suzhou dans la province du Jiangsu. A mesure que la technique s’améliore et se transmet de maître à apprentis, on est parvenu à produire une estampe au style très particulier. Celle de l’école de Weifang, entièrement tirée sur des planches gravées en couleurs, s’adapte à la coutume et au goût des paysans locaux, et se distingue par sa composition pleine, ses lignes puissantes de forme exégérée, ses couleurs éclatantes et son grand effet décoratif. Les caractéristiques des écoles de Taohuawa et de Yangliuqing sont la finesse d’exécution, la régularité et le contraste prononcé du point de vue du relief pour la première, de la vivacité des personnages ou animaux ainsi que de la composition harmonieuse pour la seconde.

Quant aux œuvres grossières, elles satisfont aux goûts esthétiques des gens, l’éventail de leur thème est très large. Certaines œuvres empruntent leur thème à des pièces théatrales et à des anecdotes historiques, d’autres montrent les labours et les récoltes, d’autres encore reflètent le réalisme. Les estampes, qui combinent à la fois couleurs de base et caractéristiques de l’impression xylographique, apportent joie et bonheur aux paysans qui travaillent dur toute l’année aux champs. Les estampes sont très appréciées à la campagne.