La Route de la Soie
中国国际广播电台
La Chine en Orient et l’Empire Romain en Occident étaient deux grandes civilisations du monde. Pour les relier, une route commerciale a progressivement pris forme au 2e siècle avant notre ère. C’est la Route de la Soie.

Avec comme point de départ Chang’an (aujourd’hui Xi’an), elle longe la rivière Weishui vers l’ouest, franchit le plateau de loess, traverse le Corridor Hexi dans le Gansu pour atteindre Dunhuang. De là, la route entre dans le Xinjiang, et puis continue vers l’ouest en pénétrant en Afghanistan et en Iran. Ayant quitté l’Iran, la route avance pour traverser l’Irak, la Syrie, le Liban, la mer méditerranée avant d’atteindre son terminus : Rome et Venise en Italie.

Grâce à l’ouverture de cette route, les soies chinoises ont pu être transportées en Asie mineure, en Iran et en Occident, de même que les techniques d’élevage de cocons de ver à soie, de traitement du tabac, de fonderie de cuivre, ainsi que les quatre grandes inventions de la Chine – papier, boussole, poudre et impression. Dans le même temps, le thé, les agrumes, les pêches, l’orge et d’autres produits spécifiques de Chine ont été exportés en Occident. En retour, les produits de l’Occident et de l’Asie mineure, comme le verre, les raisins, les grenades, les navets, le coton ainsi que l’autruche et la girafe, ont emprunté cette route pour pénétrer en Chine. Grâce aux échanges menés entre ces deux parties du monde, l’astronomie, le calcul du calendrier, les mathématiques, la médecine, la musique, les beaux-arts ont connu un grand développement en Chine comme en Occident.

Dans un livre d’histoire, on lit l’anecdote suivante : un jour, Julius César, dirigeant suprême romain, assistait à une pièce de théâtre. Il portait un manteau aux couleurs très éclatantes, qui étonna l’ensemble du théâtre. Les fonctionnaires et les nobles apprirent plus tard que ce manteau était fait de soieries chinoises, et ils en firent confectionner aussi, malgré un prix extrêmement élevé. La Chine fut ainsi appelée le « pays de la soie ». Dès lors, les nobles et les personnes haut placées portèrent des vêtements de soie pour étaler leur richesse, et les soieries chinoises se répandirent rapidement en Occident.

Mais qui a ouvert la Route de la Soie ? C’était Zhang Qian, un diplomate chinois de grande renommée dans l’histoire chinoise. Originaire du Shaanxi, il est né en 175 avant J.C.. En 139 avant J.C., l’empereur Wudi des Han l’envoya pour une expédition vers les régions de l’Ouest. Chef d’un groupe de plus de cent personnes, il eut comme mission de gagner le royaume Dayu à la cause de la Chine, en vue d’attaquer les Huns à partir de l’est et de l’ouest, et d’assurer ainsi la sécurité à la frontière ouest de la dynastie des Han. Treize années plus tard, seulement Zhang Qian et deux autres retournèrent à la capitale de la dynastie des Han. En 119 avant J.C., avec trois cents personnes, Zhang Qian se rendit à Usun. Ce fut sa deuxième expédition vers l’Ouest. L’un des résultats de ces deux voyages fut l’ouverture d’une route dans une région de configuration géographique très complexe, ce qui traça le tronçon est de la Route de la Soie.

Pendant ses voyages, Zhang Qian a acquis des connaissances sur les us et les coutumes des populations, la configuration géographique, les productions, la situation politique et militaire des régions situées le long de ses trajets, qu’il a décrits dans un rapport à l’empereur Wudi.

Par la suite, les royaumes des régions de l’Ouest expédièrent des envoyés à Chang’an. Pour poursuivre les échanges avec ces pays, la dynastie des Han créa quatre districts à Wuwei, Jiuquan, Zhangye et Dunhuang ; elle y expédia des forces armées pour les défendre et assurer la sécurité de cette route commerciale, tout en installant des relais à l’intention des envoyés et des hommes d’affaires des Han et des royaumes de l’Ouest.