中国国际广播电台

Les Chinois ont une histoire de plus de quatre mille ans de la consommation du thé. Le thé est une boisson inséparable pour la vie de tous les jours. Comme un dicton chinois dit, les sept affaires à régler avant de commencer un jour, ce sont le charbon, le riz, l’huile, le sel, le sauce de soja, le vinaigre et le thé. De cela, l’importance du thé pour la vie des Chinois est évidente. Faire un thé chaud pour les invités, c’est une habitude et c’est aussi une politesse. Les hôtes et les invités se bavardent en prenant un thé odorant, l’ambiance sera amicale et joyeuse. L’habitude de prendre du thé a été formée il y a très longtemps. Selon la légende, au 3e siècle avant J. C. il existait plusieurs petits royaumes dans le sud de la Chine. Le roi du Wu est un grand buveur. Chaque fois il organisait un banquet, il en profitait pour enivrer ses ministres. Un ministre qui s’appelle Wei Zhao supportait mal l’alcool. Le roi lui autorisait de prendre du thé en remplaçant l’alcool. Dès lors, les lettres ont commencé à recevoir des invités avec le thé. Pendant la dynastie des Tang, le thé est devenu une boisson populaire. Selon le dit, cette habitude a une histoire avec le bouddhisme. Quand les moines et les croyants du bouddhisme se prolongeaient dans la contemplation les jambes croisées, ils s’endormaient souvent ou ils aimaient grignoter quelque chose. Face à cette situation embarrassante, un vieux moine a trouvé une solution. Il offre du thé aux gens qui se prolongeaient dans la contemplation, comme le thé est excitant. Cette méthode a été vite popularisée aux quatre coins du pays. Pendant la dynastie des Tang, la plupart de familles riches tenaient un salon de thé, qui était consacré à goûter le thé et faire la lecture.

En 780, Lu Yu, grand expert de thé a signé le premier livre sur le thé. Il a présenté la plantation de thé, la fabrication de thé et la dégustation de thé.  Pendant la dynastie des Song, l’empereur HuiZong préparait le thé de ses propres mains pour ses ministres. Dans la cour de la dynastie des Qing, les empereurs recevaient les invités étrangers avec le thé.

En Chine, le thé est une tradition culturelle. La préparation et la dégustation du thé sont devenues un art. Dans toute la Chine, il existe de différentes maisons de thé. Si vous fêtes une promenade dans l’avenue Qianmen, un quartier très animé près de la place Tian’anmen, vous pourrez vous arrêter dans une maison de thé. Là vous pourrez goûter un très bon thé accompagné par de gâteaux minutieux, en même temps, vous aurez la chance d’écouter un spectacle de l’opéra de Beijing. C’est un grand plaisir d’y passer un après-midi. Dans le sud de la Chine, les maisons de thé sont souvent ouvertes aux endroits où le paysage est magnifique. Les visiteurs peuvent s’y reposer en dégustant un thé frais.      

Pour les Chinois, la dégustation représente l’art de vivre. Si vous êtes servi d’un thé de haute gamme, tout d’abord, il faut renifler l’odeur de ce thé, ensuite l’essayer à petite gorgée. Ce n’est pas poli de tout boire d’un coup. Le thé a de différentes sortes. Chaque région a sa préférence. Les Pékinois aiment le thé de jasmin, les Shanghaiens préfèrent le thé vert, les habitants de la province du Fujian, du sud-est de la Chine aiment le thé noir. Dans certaines régions du Hunan, les gens ajoutent du sésame, du gingembre, du sel et de pois sautés dans le thé. En agitant la tasse, on finit le thé. Au lieu de jeter ce qui reste, on le mange. Ça sent très bon. C’est pour ça dans ces régions qu’on dit « manger du thé » au lieu de « boire du thé ».

Quant à la préparation du thé, elle se différencie aussi d’une région à une autre. Dans l’est du pays, les hôtes préparent le thé dans un grand théier. Quand le thé est fait, les hôtes vont servir dans la tasse des invités. Dans la plupart de cas, on prépare le thé dans chaque tasse. Quand le hôte passe le thé à l’invité, la politesse est différente selon les régions. Dans le nord et le nord-est, c’est mieux de recevoir en restant debout et disant merci. Dans la province du Guangxi et du Guangdong, dans le sud de la Chine, l’invité remercie le hôte en faisant un geste spécial. Les doigts de la main droite courbés frappent trois fois la table.

Quant à ce geste bizarre, nous avons une anecdote pour l’expliquer. L’empereur Qianlong de la dynastie des Qing faisait six fois la visite dans le sud. Chaque fois il se déguisait comme commerçant ou lettré pour ne pas être reconnu. Il y a une fois il s’est déguisé en servant d’un commerçant. Ce commerçant était son eunuque fidèle. Quand ils ont fait une pause dans une maison de thé, l’empereur a servi son eunuque. Pour ne pas dévoiler le statut réel de son maître, cet eunuque a courbé ses doigts et a frappé trois fois la table, tout comme il s’était agenouillé devant son maître. Dès lors, ce geste de remerciement a été hérité d’une génération à une autre.

Dans certaines régions du sud, si l’invité veut plus de l’eau chaude dans sa tasse, il ne faut pas tout boire. Une fois que le thé a été tout bu, le hôte pense que vous n’aurez plus envie du thé.

Les us et coutumes en Chine sont compliqués. Même une tasse de thé peut refléter tellement de savoir-faire.