Yanzi
中国国际广播电台

Yanzi a été un diplomate intelligent et courageux du royaume de Qi de la période des Printemps et Automnes. Les histoires de ses visites officielles au royaume du Chu se sont répandues dans toute la Chine.

Lors de la première visite de Yanzi au royaume du Chu, le roi sachant qu’il était de petite taille, voulut jouer un tour à Yanzi, en donnant l’ordre de lui ouvrir, non pas l’entrée principale de la capitale, mais la petite porte pour le faire entrer. Yanzi comprit dès son arrivée ce que lui avait préparé le roi de Chu, et il refusa d’enter en déclarant :

-  « Si je suis dans le pays des chiens, j’entrerais par le trou fait pour les chiens. Mais je suis dans le royaume de Chu, je ne peux donc pas y pénétrer par le trou des chiens. » Après l’avoir entendu, les diplomates du royaume de Chu le laissèrent entrer par la porte principale.

Quand il fût reçu par le roi de Chu, ce dernier lui demanda d’un ton ironique :

-     « Est-ce que le roi de Qi n’a personne d’autre à m’envoyer ? »

Yanzi répondit :

-  « Dans la capitale, on compte une centaine de rues, et la population du royaume de Chu est si nombreuse que si les habitants lèvent leurs manches en même temps, le soleil sera comme voilé, et s’ils essuient leur sueur au même moment, une pluie tombera. Les gens marchent dans les rues en étant presque collés. Pourquoi pensez-vous que les personnes nous manquent ? »

Le roi du Chu poursuivit : 

- « Si la population est considérable chez vous, pourquoi avez-vous été envoyé ici ? »

Yanzi répondit :

- « Le royaume du Qi respecte une règle lorsqu’il envoie des diplomates dans d’autres royaumes. Selon cette règle, les diplomates intelligents et compétents sont envoyés dans les royaumes de bonne réputation ; en revanche les plus mauvais sont envoyés les royaumes moins importants. Moi, je suis le plus bête de tous les diplomates de mon royaume, j’ai donc été envoyé ici. »

En entendant cela, le souverain et les fonctionnaires du pays de Chu rougirent.

Avant la deuxième visite officielle de Yanzi au royaume du Chu, le roi de cet Etat chercha encore à faire un mauvais tour à ce diplomate si intelligent.

Un fonctionnaire lui fit la proposition suivante. Quand le roi de Chu recevra Yanzi dans son palais, quelques soldats escorteront un voleur originaire du royaume de Qi et demanderont au roi quelle punition infliger à ce voleur. Le roi se réjouit et approuva le plan. Lors du banquet d’accueil en l’honneur de Yanzi, un voleur du royaume de Qi fût donc escorté et agenouillé devant le roi. Le roi demanda à Yanzi : 

- « Est-ce que les gens de Qi sont nés pour voler ? »

Yanzi se leva de son siège et dit sereinement :

-  « J’ai entendu parler d’une plante qui quand on la fait pousser au royaume de Qi donne des mandarines. Et que lorsqu’on la plante au royaume de Chu, elle donne de mauvais fruits. Voilà l’effet des différentes conditions climatiques. Cet homme-là, lorsqu’il vivait au royaume de Qi, ne volait pas. Mais une fois arrivé au royaume Chu, il a appris à voler. Est-ce-que son changement d’état démontre les mauvaises conditions climatiques qui sévissent au royaume du Chu ? »

Après avoir entendu la réplique de Yanzi, le roi de Chu fût forcé de reconnaître l’intelligence supérieure de Yanzi.