Wang Zhaojun
中国国际广播电台


Dans l’antiquité chinoise, le royaume fondé par les Hans au centre du pays était en conflit avec les autorités des minorités ethniques voisines. Pour éviter les guerres, les empereurs Han mariaient leurs filles aux chefs des minorités ethniques. Voici une histoire du genre.

Sous le règne de Yuandi (49 av. JC - 33 av. JC) Wang Zhaojun était une des concubines de l'empereur. Mais lorsque l'émissaire des Xiongnu demande qu'une princesse Han épouse leur souverain afin de renforcer les liens entre les Xiongnu et l'empire chinois, elle se porte volontaire. Elle donne naissance à un fils. Puis à la mort de son époux en 31 av. JC, elle épouse le successeur de son mari comme le voulait la coutume. De ce nouveau mariage, naissent deux filles. 

Elle est le symbole du patriotisme et du courage devant un destin tragique. Son histoire est devenue légende, mélangeant mythe et réalité.

On raconte que Yuandi ignorait la beauté de sa jeune concubine. Il ne la connaissait que par un portrait bâclé par un peintre. Ce dernier l'avait sciemment enlaidie car elle ne l'avait pas soudoyé pour qu'il la peigne à son avantage afin d'être choisie par l"empereur. Yuandi n'a donc aucun regret d'offrir un laideron à un barbare.

Ce n'est qu'au départ de la jeune fille que l'empereur s'aperçoit de sa beauté et il en tombe éperduemment amoureux. Mais il doit tenir parole envers les Xiongnu et la jeune fille part. Alors qu'elle s'en va, le souverain condamne à mort le peintre fautif.

Les écrivains, poètes ou auteurs dramatiques, sont nombreux à raconter le triste destin de cette jeune héroïne Chinoise. Le village de son enfance, Baoping, dans le district de Xingshan (province du Hubei) est un lieu mythique. On ignore l'endroit où elle est enterrée. Plusieurs lieux s'en disputent l'honneur. Le plus connu se situe dans le district de Helinge'er près de Hohhot ; la capitale de la Mongolie intérieure.