Lao-tse
中国国际广播电台


Selon la tradition, Laozi, connu sous ce sobriquet qui signifie «le Vieux Maître» et dont le nom véritable était Li Eul ou Lao Tan, aurait vécu, au VIe siècle av. J.-C., à la même époque que Confucius.

Sa vie, assez recluse, explique l'existence de nombreuses légendes à son sujet: après une naissance miraculeuse, il aurait vécu plus de deux cents ans. Il aurait d'abord exercé des fonctions d'archiviste et d'astrologue pour les empereurs Zhou, mais la décadence de cette dynastie l'aurait incité à s'en aller vers l'ouest, juché sur un bœuf noir, comme en témoigne une abondante iconographie. Avant de franchir le col de Hien Kou, il aurait rédigé, à la demande d’un garde-frontière, une sorte de testament philosophique appelé Daodejing (Ta-Tö-King), «le livre sacré de la voie et de la vertu». Cependant, l'ouvrage ne date probablement que de l'époque Han (206 av. J.C. – 220).

Un mot sur le titre : Tao (dao), est un terme important de la pensée chinoise ancienne, qui peut prendre des sens assez différents selon le contexte. L'originalité de Lao-tseu ou de sa postérité est d'en avoir fait le principe de spontanéité commun à toutes choses, en même temps qu'un idéal de pleine vacuité jamais atteinte. Les dao de Confucius a un sens souvent plus moral. Tö (de), traduit par « Vertu », doit s'entendre comme l'efficacité particulière à chaque chose, dans le sens où l'on dit qu'une plante médicinale a telle ou telle vertu, mais ce terme s'applique tout aussi bien à l'Homme. King (jing), enfin, signifie que ce texte est un livre canonique. Ce titre autorise donc deux lectures : le Canon de la Voie et de la Vertu, et le Canon de la Voie et de sa Vertu, ce qui est sensiblement différent.