Zhuangzi
中国国际广播电台


Après Lao-tseu, Zhuangzi est devenu représentant du taoïsme.

Zhuangzi avait Zhou comme prénom. Il vivait dans le royaume de Song pendant le 4e siècle av J.-C. Depuis son enfance, il était connu par son intelligence et assiduité. Il a voyagé dans plusieurs royaumes du sud pour étudier les us et coutumes locaux. Droit et franc, il adorait la nature, mais il méprisait les hauts aristocrates de l’époque. Le roi du Chu lui avait confié le poste du haut fonctionnaire et des conditions de vie luxueuses. Mais Zhuangzi les a refusés. Il s’est ensuite retiré du mondain en gagnant sa vie sur la vente des chaussures en pailler.

Zhuangzi est un recueil rédigé par Zhuangzi lui-même et ses disciplines. « L’essai Qiwu », « Xiaoyaoyou » et « le grand maître » sont les plus importantes pièces dans ce recueil.

Les concepts clé de Zhuangzi sont : "le Dao à l'origine de toute chose", "unité des dix mille choses", "non agir face à la nature", "errer libre de toute contrainte". C'est une philosophie proche de celle de Lao-tseu, mais où le concept de "libre errance" fait toute la différence.

Tandis que Lao-tseu prônait pour une conduite simple en participant pleinement au monde public, Zhuangzi n'offre aucun compromis politique. Son intégrité repose dans le refus de se laisser emprisonner dans des charges publiques qui, même flatteuse, revenaient à faire de lui "une tortue sacrée morte depuis longtemps et gardée dans une boîte de bambou" tandis que lui préférait "rester en vie et traîner sa queue dans la boue".

Zhuangzi était un iconoclaste, le plus grand que la Chine, si imbue de codes confucéens, ait pu produire. Ce n'était pas un épicurien, et aucune philosophie occidentale ne peut se comparer à la sienne, seulement s'y approcher.

Il n'était pas amateur d'excès, seulement de liberté et de paix, en se moquant des jugements discriminatoires. Il n'attachait pas plus d'importance à la vie qu'à la mort, au bonheur et au malheur, il naviguait librement au fil des événements sans s'y attacher.

Quand sa femme mourut, ses disciples le surprirent accroupi sur le sol en chantant et en battant la mesure sur une bol retourné. Lorsqu'il était mourant, il refusa les préparatifs pompeux de ses disciples et voulut avoir le ciel et la terre comme cercueil, le soleil et la lune comme anneaux, les étoiles comme diamant, l'univers entier serait enterré avec lui.