L’histoire du mont Lushan
中国国际广播电台

Le mont Lushan est situé dans le nord de la province du Jiangxi, au bord du lac de Boyang, à 5 km de la ville de Jiujiang. Réputé pour la beauté de ses sommets et ses magnifiques paysages, le mont Lushan est un site pittoresque agréable pour faire des excursions et fuir la chaleur de l’été.

Le mont Lushan est connu pour sa beauté imposante, périlleuse et gracieuse. On y trouve des cimes étranges, de belles cascades, des grottes, des lacs aux eaux translucides, des falaises abruptes d’accès difficile et des mers de nuages avec leurs intarissables et brusques métamorphoses. Attirés par ces paysages magnifiques, de nombreux poètes ont écrit pour exprimer leur admiration. « Sous les rayons du soleil, une fumée pourpre monte du Brûle-parfum ; De loin je contemple la cascade suspendue au-delà du fleuve ; De trois mille pieds, rapide, elle se jette et descend, droite comme une flèche ; On dirait la Voie lactée tombant du neuvième ciel. » Voilà la description du célèbre poète Li Bai de la dynastie des Tang (VIIIe siècle) sur la cascade du mont Lushan dans son poème intitulé : « La cascade du mont Lushan ».

Le mont Lushan est aussi appelé « Kuanglu » et « Kuangshan ». D’après la légende, sous la dynastie des Zhou au IVe siècle av. J.-C., il y avait un homme qui s’appelait Kuangsu et qui y pratiquait le taoïsme pour devenir immortel. Un empereur des Zhou l’ayant en grande estime et l’invita à travailler pour la famille impériale. Mais, Kuangsu déclina l’invitation et se cacha dans la montagne la plus éloignée. Quelques années après, on perdit sa trace. On raconta qu’il était devenu un immortel, et les gens du coin appelèrent le lieu où il avait mené une vie d’ermite « Lu des immortels ». Cette montagne se fit alors appeler « le mont Lushan », « Kuanglu » et « Kuangshan ».

Le mont Lushan est en effet l’un des hauts lieux du bouddhisme, en quelque sorte consacré par l’installation du grand maître Huiyuan, vers 381, trois ans avant la fondation du monastère Donglinsi (monastère de la Forêt de l’Est). En 402, Huiyuan le dédia au Bouddha Amitabha dans son Paradis de l’Ouest. Le monastère est devenu depuis lors un centre du bouddhisme Chan, avec l’arrivée, en 410, du moine Bouddhabhadra, originaire du Cachemire.

D’après la légende, au moment de la construction du monastère de Donglinsi, Huiyuan se faisait souvent des soucis à cause du manque de bois. Une nuit, il plut à torrent, des éclairs déchiraient le ciel, lesquels étaient suivis de violents coups de tonnerre. Le lendemain matin, il faisait un temps radieux. Huiyuan et ses moines aperçurent devant eux un étang où flottaient beaucoup, beaucoup de bois. Ils estimèrent que ces bois avaient été offerts par Dieu. Avec tout ce bois ils construisirent une salle qu’ils baptisèrent la « Salle Shenyun (Salle de l’offrande divine) ». L’étang fût quant à lui nommé « l’Etang Chumu »  (l’étang de l’apparition du bois).

Devant le monastère de Donglinsi on trouve « l’étang aux Lotus Blancs ». D’après la légende, il a été creusé par Xie Lingyuan, très célèbre sous la dynastie des Jin de l’Est. Arrière-petit-fils du grand homme politique de la dynastie des Jin de l’Est, Xiexuan, et neveu du célèbre calligraphe Wang Xizhi, Xie Lingyuan était d’une suffisance insupportable pour avoir un talent remarquable. Un jour, il voulu adhérer à l’Association des Lotus Blancs que Huiyuan avait fondée. Mais ce dernier lui refusa ce privilège en lui disant : « Vous avez beaucoup trop d’intentions égoïstes. Vous ne pourrez vous joindre à nous qu’à condition que votre cœur soit pur comme le lotus. Alors, creusez d’abord trois étangs de lotus ». Xie Lingyuan s’exécuta, et adhéra ainsi à l’Association des Lotus Blancs, après avoir fait créer les étangs. Depuis lors, il devînt un ami intime de Huiyuan. Quand Huiyuan atteind le nirvâna, Xie Lingyuan, profondément affligé, se chargea personnellement d’écrire l’épitaphe de son ami.