Du Fu et ses poèmes
中国国际广播电台

De 712 à 762, la période appelée « l’âge d’or des Tang » est illustrée par les plus grands poètes. Li Bai aussi appelé «le poète, Immortel exilé sur terre », et Du Fu également connu sous le nom de « Poète Saint » sont les plus illustres poètes de cette époque.

Du Fu (712-770), originaire du Henan, a vingt-trois ans quand il échoue aux examens impériaux. Peu de temps après, il est ruiné. Grâce à des amis influents, il obtient un petit poste vers l’âge de quarante ans. Il avait subsisté jusqu’alors en composant sur commande des discours, épitaphes, lettres officielles. Lors de la révolte d’An Lushan, il est capturé par les rebelles de Chang’an. Il réussit à s’échapper et à rejoindre la Cour de l’empereur Suzong à Fengxiang, et est nommé senseur en 758. L’année suivante il est dégradé et envoyé à Huazhou comme commissaire à l’instruction publique. Du Fu démissionne en 760 et passe le reste de sa vie à errer. Il séjourne plusieurs années dans une hutte de chaume aux environs de Chengdu, puis à Yuezhou, près des orges du Yanzi. C’est sa période la plus féconde. Il meurt au cours d’un voyage vers la capitale.

Li Bai et Du Fu sont considérés comme les plus grands poètes de l’Histoire de Chine. Grâce à son érudition, à son maniement impeccable de la langue, et à un travail minuiteux, ses poèmes atteignent une perfection qui n’a encore jamais été égalée. Son œuvre est monumentale. Lors d’une réédition de ses œuvres en 1667, on dénombre 1457 poèmes, consacrés à la nature, à ses amis, ou décrivant sa propre vie ainsi que la situation sociale de son époque, troublée par les rébellion, les guerres, les famines et la misère du peuple.