Comment Xu Fu s’est rendu au Japon
中国国际广播电台

L’empereur Qinshihuang, qui est le premier empereur à avoir unifié la Chine, a toujours recherché une certaine forme d’éternité. En entendant parler d’une montagne féérique dans la Mer Bohai, réputée pour ses soit-disant élixirs de longue vie, il a voulu s’en procurer.

Un homme nommé Xu Fu est envoyé à la quête de ces élixirs. Son premier voyage se solde par un échec : rentrant les mains vides, il explique qu’il a bien gravi cette montagne, qu’il y a effectivement constaté la présence d’elixir... mais que ses cadeaux n’ont pas suffi pour convaincre les fées gardiennes des élixirs de lui remettre ces précieux breuvages détenteurs du pouvoir de longue vie. L’empereur Qinshihuang est néanmoins satisfait de savoir que ces élixirs existent bien. Il renvoie Xu Fu en chercher. Mais cette fois, l’émissaire conduit un groupe de 3000 garçons et filles et d’artisans habiles. Mais c’est un nouvel échec : Xu Fu revient à nouveau les mains vides. Il se justifie cette fois en affirmant qu’un dragon leur avait interdit l’accès à la montagne. Il préconise alors de s’entourer de bons tireurs et de s’équiper d’armes développées pour venir à bout du dragon. Par coïncidence, l’empereur fait un rêve dans lequel il combat le dieu de la mer, représenté par ce fameux dragon. L’empereur renouvelle donc sa confiance à Xu Fu et l’envoie à nouveau vers la montagne, avec les tireurs et les armes demandés. Une fois de plus en vain. Xu Fu ne peut toujours pas mener à bien sa mission. Il décide donc de s’embarquer pour le Japon, avec les troupes que l’empereur lui avaient confiées. C’est là que Xu Fu mène le reste de son existence au terme de laquelle il meurt, sur le Mont Fuji.

Selon des documents historiques japonais, Xu Fu enseigne dès son arrivée aux habitants locaux comment cultiver le riz, élever des vers à soie et forger le métal. Il contribue ainsi largement au développement de l’ancienne civilisation japonaise.