Les médicaments chinois
中国国际广播电台

La Chine, vaste espace, abonde en substances médicamenteuses. Les médicaments tirés de la nature jouent, depuis l’antiquité, un rôle important dans les progrès de la médecine et de la civilisation chinoises.

Les médicaments sont extraits du règne animal, minéral et surtout végétal, les trois grandes divisions de la nature. Les racines, tiges, feuilles, fleurs, fruits et écorces de certaines plantes peuvent tous servir à la composition de médicaments selon la théorie originale de la médecine chinoise.

HISTOIRE

La pharmacologie est une partie intégrante de la médecine chinoise, et la pharmacothérapie est un des principaux emplois.

C’est dans la pratique que l’on reconnaît les médicaments et développe leur emploi au fil des années. Dans la société rpimitive, lors que les hommes cherchaient de quoi se nourrir, il leur arrivait souvent de manger des substances toxiques. Ils vomissaient alors, avaient la diarrhée ou tobaient dans le coma. Ils apprirent à reconnaître les toxiques, de même ils trouvèrent les substances nécessaires pour guérir les maux. C’est ainsi qu’apparrut la première pharmacothérapie. En ce qui concerne la découvre des médicaments chinois, le Livre du prince de Huainan rédigé sous les Han ( de 206 av.J-C à 200 apr. J-C ) mentionne : « Shen Nong goûta diverses herbes… Il alla juqu’à discerner 70 toxiques en un seul jour. »

Nos ancêtres nous ont légué de riches documents sur la pharmacologie. Le Materia Medica de Shen Nong est la plus ancienne oeuvre consacré à la pharmacologie. Trois cent sooixante-cinq substances médicamenteuses sont recensées. Le Materia Medica révisé, rédigé sous les Tang (618-907), est la première pharmacopée chinoise. Le Compendium de Materia Medica de Li Shizhen paru en 1578 cite 1892 substances médicamenteuses. En dressant le bilan des axpériences acquises par ses prédécesseurs, Li Shizhen réalisa cet ouvrage grandiose, jetant une base solide au développement de la pharmacologie chinoise. Les chef-d’oeuvres de ce genre, écrits à l’époque des Qing, sont le Supplément au Compendium de Materia Medica et la Vérification des noms et dessins des plantes. La pharmacologie chinoise s’est sans cesse enrichie et développée depuis l’antiquité.

CATEGORIE

Les substances médicamenteuses sont curatives, parce qu’elles ont leurs effets propres. Dans la médecine chinoise, elles sont classées selon leurs saveurs et vertus, leurs conséquences sur les métidiens, leurs effets, leurs propriétés toxique ou antitoxique, etc.

On appelle les saveurs et vertus aussi les quatre odeurs et les cinq saveurs. Les quatre vertus des médicaments sont le chaud, le froid, le tiède et le frais. Les médicaments curatifs pour les maladies fébriles ont des vertus froides ou fraiches, alors que les remèdes apaisant les maladies de nature froide ont des effects « tièdees » ou « chauds ». Par les cinq saveurs, on entend ce qui donne une sensation âcre, aigre, douce, amère ou salée. Or, il existe des médicaments qui ont une autre saveur, âpre ou fade par exemples. Les « cinq saveurs » constituent donc un terme de la pharmacologie chinoise, servant à indiquer l’effet des médicaments. En effet, le remède acide a un effet astringent, le remède âpre un effet de dissipation et le remède doux un effet tonique.

Les conséquences sur les méridiens signifient que l’on peut distinguer les médicaments selon l’efft exercé sur tel ou tel organe ouviscère. Par exemple Herba houttuyniae et Belamcanda chinensis sont toutes deux amères et de propriété froide, mais le premier s’achemine facilement vers le méridien du gros intestin et s’utilise en cas de dysenterie, et le second est efficace surtout contre pharingite et la laryngite ; Atractylodes macrocephala et Schisandra chinensis sont tous deux toniques, l’un s’ achemine vers le méridien de la rate, l’autre vers les méridiens du coeur et des reins.

Au point de vue pathologique et symptomatique, les maladies sont synthétisées par des « moteurs élévateurs » (vomissement), d’abaissement (diarrhée et dysenterie), d’exhalation (sueur nocturne) et d’infilitration (éruption abortive de la rougeole). De façon similaire on a indiqué les effets des médicaments par les termes : élévation, abaissement, exhalation et dispersion.

PREPARATION

La préparation des médicaments est très importante. Au début, on utilisa directement les substances médicamenteuses sans les préparer. Peu à peu on s’est rendu compte des avantages de préparer les médicaments : ils sont plus efffaces. La racine de Radix rehmanniae brute a un effet rafraîchissant pour le sang, une fois traité elle devient tonique. Certaines substances toxiques sont devenues des médicaments. De plus, les médicaments traités sont plus faciles à conserver et à transporter. Un dicton dit : « Une préparation imparfaite ne saurait donner aux médicaments l’efficacité indispensable, et une préparation à l’excès pourrait nuire à leurs saveurs et vertus. » Quand aux méthodes de préparation, il s’agit de lavage, broyage, coupage, rinçage, macération, séchage, cuisson, trempe, etc. On purifie ou désinfecte ainsi les substances médicamenteuses et améliore leurs saveurs et vertus afin de les transformer en médicaments voulus.

Le remède composé de plusieurs ingrédients s’appelle aussi « base de la tisane ». On doit choisir et doser tous les composants selon la malade à soigner.

Les produits pharmaceutiques ont la la forme de pilule, poudre, composition aqueuse, etc. Aujourd’hui on compte plusieurs milliers de sortes. On peut dire qu’ils sont le symbole des médicaments chinois.

DEVELOPPEMENT

Ces dernières années, parallèlement à la cueillette des substances médicamenteuses naturelles, les plantations des plantes médicanales et la production des substances médicamenteuses de règne animal, minéral ont fait de grands progrès. Les résultats sont remarquables et plus particulièrement dans la production du bézoard de boeuf et du bornéol synthétiques. La découverte de médicaments à base d’Artemisia apiacea et l’extrait de bile de l’ours sans le tuer attirent l’attention des millieux médicaux internationaux.