中国国际广播电台

La médecine chinoise a une longue histoire. Depuis des millénaires, elle a joué un rôle important dans la civilisation chinoise.

Dans les fouilles du site Yinxu, on a retrouvé des os d’animaux et des carapaces de tortues portant des incriptions relatives à certaines maladies.

Le Traité de medecine interne de l’empereur Jaune fit son apparition à l’époque des Royaumes combattants (475-221 av. J-C). A l’aide de ladoctrine du Yin (négatif) et du Yang (positif) et des Cinq éléments (métal, bois, eau, feu et terre), ce premier ouvrage médical chinois a expliqué la physiologie et la pathologie et avencé les premiers principes diagnostiques et thérapeutiques. Plus de 400 ans de recherches, sous les Han de l’Ouest et de l’Est ( de 206 av. J-C à 220 ap. J-C), permirent d’écrire le Traité sur la typhoïde et autres maladies de Zhang Zhongjing, qui établit la théorie dialectiques dans la médecine chinoise. Pendants 700 ans cette théorie se développa et s’enrichit. Sous les Jin de l’Ouest (265-316) furent publiés les Classiques A et B de l’acupunture et de la moxibustion de Huang-fu Mi, la plus ancienne des oeuvres de ce genre de notre pays. Le Traité sur l’étiologie et la symptomologie des maladies de Chao Yuanfang parut sous les Sui (581-619). Les Précieuses ordonnances de Sun Simiao, publiées sous les Tang (618-907), fait un bilan des connaissances acquises par ses prédécesseurs et influence de façon importante les pratiques de ses sucesseurs. Sous l’époque des Song, des Jin et des Yuan, de 960 à 1368, la médecine chinoise fit de gros progrès théorique et connut une prospérité sans précédent dans les échanges des milieux médicaux, formant ainsi les « Quatre grandes écoles ». Elle se perfectionna dans les pratiques sous l’époque des Ming (1368-1644) et des Qing (1644-1911). Les Précis de matière médicale de Li Shizhen est une oeuvre pharmacologique remarquable. L’école des maladies épidémiques se forma sous les Qing, donnant un coup de fouet au développement de la médecine chinoise. De nos jours, suite à l’introduction de la médecine occidentale, la Chine exploite deux médecines : traditionnelle et occidentale. Depuis la fondation de la Chine nouvelle, le gouvernement prête une attention à l’exploitation de la médecine traditionnelle : une série de réformes ont été mises en application en faveur de son développement.

Pour développer la médecine traditionnelle, le gouvernement a créé, dans différentes régions, 65 écoles supérieures et secondaires, 60 centres de recherches et 2 000 hôpitaux. Presqu’un million de travailleurs médicaux et de spécialistes travaillent dans ce domaine.

Pendant 40 ans, depuis la fondation de la Chine nouvelle, de grands succès ont été obtenus dans la médecine chinoise : l’extrait d’Artemisia apiacea est un médicament anti-malarique très efficace ; la solution d’injection destinée à combattre les hémorroïdes a été primée et a reçu une médaile d’or et le titre de chevalier de premier degré décernés par la Salon international de la Découverte ;les résultats sont remarquables dans la guérision des tumeurs immunitaires comme dans la recherche contre le Sida.