La France cherche un renforcement des sanctions contre la Syrie
  2012-04-17 23:22:04  cri

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a déclaré mardi qu'il faut matintenir la pression sur la Syrie par "le renforcement des sanctions" alors que le Conseil de sécurité a mandaté l'envoi de premiers observateurs des Nations unies par la résolution 2042.

Il a fait cette déclaration à l'occasion de la première réunion du groupe de travail sur les sanctions contre le régime syrien qui s'est tenue à Paris mardi après-midi et qui a été coprésidée par la France, le Maroc et le Service européen pour l' action extérieure (SEAE).

Selon M. Juppé, les sanctions adoptées contre le régime syrien constituent un instrument efficace "pour priver le régime syrien des ressources pour financer les milices... et se fournir en armes ".

Les sanctions "constituent aussi, lors qu''elles ciblent des personnes, à travers des gels d'avoirs ou des restrictions de visas, un message politique fort", a-t-il poursuivi.

Le ministre français a indiqué que "l'impact des mesures sectorielles est très net : l'embargo sur les armes et les équipements de maintien de l'ordre, sur les exportations de pétrole en provenance de Syrie, les mesures visant les secteurs bancaire et financier, notamment le gel des avoirs de la Banque centrale syrienne, ont asséché la rente pétrolière et plus largement privé l'Etat syrien de précieuses ressource"

Selon le ministère français des Affaires étrangères, plusieurs régimes de sanctions sont actuellement en vigueur, notamment celui de l'Union européenne, celui de la Ligue arabe, celui des Etats- Unis. L'objectif de cette première réunion était donc d'examiner les moyens de mise en oeuvre aussi efficaces que possible de ces régimes de sanctions et de travailler à leur coordination et à leur universalisation.

Selon le Quai d'Orsay, l'ensemble des états du groupe des amis du peuple syrien qui se sont engagés à appliquer des sanctions contre le régime syrien etait invité à cette réunion. Une cinquantaine de pays, dont l'UE, les Etat-Unis, la Suisse, le Canada, la Ligue arabe et la Turquie, y étaient représentée.

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