Le Maroc, seul pays arabe actuellement représenté au Conseil de sécurité, a soumis le projet de résolution au Conseil lors de cette réunion, qui a débuté vendredi aux environs de 15H00 heure locale.
Le projet en question a été élaboré par les pays arabes en collaboration avec la Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne.
La Grande-Bretagne et la France sont tous deux membres permanents du Conseil de sécurité. Le Maroc et l'Allemagne en sont membres non permanents.
La Russie a déjà déclaré inacceptable ce projet, arguant qu'il ne tenait pas compte de la position de Moscou. Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Gennady Gatilov, a en effet déclaré vendredi à Moscou que ce projet "ne prenait pas en considération certains aspects fondamentaux de la position russe", ont rapporté les médias.
Vendredi toujours, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, qui est pour le moment à Davos, en Suisse, a appelé le Conseil de sécurité à s'exprimer d'une seule voix sur la question syrienne, et a invité Damas à entendre les aspirations de son peuple.
Lundi, les ministres arabes des Affaires étrangères ont proposé au président syrien Bachar al-Assad de remettre le pouvoir à son vice-président et de former un nouveau gouvernement. Mais Damas a rejeté cette proposition, estimant que ce plan faisait partie d'un "complot ourdi contre la Syrie".
Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil al-Arabi, et le Premier ministre qatariote Sheik Hamad Bin Jassim Al-Thani, devraient se rendre samedi à New York pour chercher des soutiens au plan de sortie de crise élaboré par la Ligue arabe.
La Syrie a toujours affirmé que les troubles dans le pays étaient l'oeuvre de "terroristes" et de "bandes armées financées par l'étranger". Selon le gouvernement syrien, plus de 2 000 membres de l'armée et des forces de sécurité ont été tués lors d'affrontements, tandis que les Nations unies affirment de leur côté que 5 000 personnes ont perdu la vie au cours des troubles.
La Syrie est plongée dans le chaos depuis la mi-mars dernier, après l'éclatement d'une vague de protestations anti-gouvernementales. Damas a signé le 19 décembre 2011 au Caire un protocole d'accord sur l'envoi sur son sol d'une mission d'observation de la Ligue arabe, celle-ci ayant menacé de soumettre la question au Conseil de sécurité.










