Le Bureau national des Statistiques de Chine a rendu publics ce mardi les chiffres macroéconomiques de l'année 2011. Principale information : la croissance économique chinoise a été de 9,2% en 2011. Elle a par ailleurs connue une croissance de 8,9% sur un an au cours du dernier trimestre de l'année 2011. L'indice des prix à la consommation, lui, a augmenté de 5,4% par rapport 2010.
Le directeur du Bureau national des Statistiques, Ma Jiantang, a expliqué que ces chiffres correspondaient aux prévisions, en raison du contrôle macroéconomique, et qu'il existait « une force motrice pour un développement stable et relativement rapide à moyen et à long terme de l'économie chinoise ».
Pour Ma Jiantang, ces résultats économiques pour l'année 2011 n'ont pas été faciles à réaliser, dans une situation économique, rappelle-t-il, changeante et complexe, aussi bien en Chine qu'à l'étranger. Ma Jiantang :
« En 2011, la Chine a maintenu un développement économique stable et relativement rapide : la croissance a atteint 9,2%, l'indice des prix à la consommation s'échelonnait à 5,4% et les prix ont chuté en novembre et décembre en répondant à des objectifs fixés par le contrôle macroéconomique. Ces résultats n'ont vraiment pas été faciles à obtenir. »
Un point à noter : la croissance chinoise a ralenti au cours de l'année. Elle était de 9,7% au premier trimestre 2011. Au quatrième trimestre, elle n'était plus que de 8,9%. Un ralentissement, estime Ma Jiantang, qui était prévu et motivé :
« Ces chiffres correspondent dans une large mesure aux objectifs de la régulation macroéconomique. Pour réaliser l'objectif de croissance de 7% fixé dans le 12e plan quinquennal, les autorités centrales mettront l'accent sur le changement du mode de développement, et le réajustement structurel. Vu la situation économique en 2011, les autorités centrales ont mis le contrôle des prix en première position dans la régulation macroéconomique ; c'est ainsi que le gouvernement a pris des mesures appropriées de contrôle macroéconomique, qui ont donné lieu à des résultats tangibles, de sorte que la croissance a progressivement ralenti. »
Ma Jiantang a estimé que la Chine faisait face à un environnement extérieur extrêmement complexe en 2012, en raison de la morosité économique de l'Union européenne et des Etats-Unis, de la montée de turbulences sur les marchés financiers mondiaux et d'une tendance croissante au protectionnisme, ce qui porterait atteinte aux exportations chinoises. Un officiel de la Commission pour le développement et la réforme a prévu que l'accroissement du commerce extérieur atteindrait cette année 10% en base annuelle. Soit un niveau beaucoup plus bas qu'en 2011. Il a expliqué que la Chine était également confrontée à nombre de risques intérieurs, comme la pression à moyen et long terme exercée par l'augmentation des prix, le manque de fonds pour les petites entreprises, ainsi que les changements structurels visant à économiser l'énergie et à promouvoir la réduction des émissions de gaz à effet de serre, a ajouté le directeur du BNS.
Mais Ma Jiantang a nuancé. Malgré la baisse de certains objectifs principaux, l'économie chinoise maintiendra un développement stable et relativement rapide à moyen et long terme, a-t-il assuré :
« La structure fondamentale de la force motrice pour la croissance économique chinoise comme l'urbanisation, l'industrialisation, la marchéisation ne s'est pas achevée, ce qui veut dire que l'économie chinoise se trouve toujours et encore dans une période de croissance normale, une structure fondamentale relative au développement à long et moyen terme ne changera pas. L'économie du pays s'est développée conformément à la régulation macro-économique en 2011, annonçant un « bon démarrage » pour le 12e Plan quinquennal, qui durera de 2011 à 2015. »










