Selon un communiqué du bureau du président libanais, lors d'un entretien avec le président du Sénat français Gérard Larcher, M. Sleimane a évoqué la question des menaces israéliennes, estimant que celles-ci constituaient une violation évidente de la résolution 1701 et qu'elles affectaient les intérêts de son pays sur les niveaux économique et d'investissement.
M. Sleimane a également souligné la détermination du Liban à mettre en oeuvre la résolution 1701 de l'ONU, qui a mis fin à la guerre en 2006 entre Israël et le groupe armé libanais Hezbollah.
Des tensions se sont accrues entre Israël et le Liban ces dernières semaines, Israël affirmant que le gouvernement libanais prendrait sa responsabilité pour tout acte de violence à la frontière, et le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, avertissant que son groupe riposterait en lançant des attaques contre des infrastructures israéliennes si des cibles au Liban étaient attaquées.
M. Larcher a réaffirmé le soutien continu de la France au Liban sur son chemin de développement, indiquant que "la coexistence libanaise et la volonté de son peuple sont suffisamment fortes pour surmonter la division locale et importée".
La France soutient entièrement l'indépendance et la souveraineté du Liban ainsi que les efforts déployés par les autorités de Beyrouth pour exercer leur autorité sur toute l'étendue du territoire libanais, a ajouté le président du Sénat français.
Lors d'une conférence de presse donnée plus tôt, M. Larcher avait déclaré : "Nous soutenons le Liban et l'armée libanaise. Je discuterai avec le président (Sleimane) du type de soutien que nous pourrions apporter à l'armée (libanaise) pour qu'elle joue totalement son rôle".
Il a annoncé qu'une conférence serait tenue en France du 17 au 21 mars pour assister le Liban.
Lors de sa visite de quatre jours à Beyrouth, M. Larcher a également rencontré le président du Parlement libanais Nabih Berri, le Premier ministre Saad Hariri, ainsi que des personnalités politiques et religieuses.










