La Russie est prête à poursuivre les dialogues avec l'OTAN sur sa nouvelle doctrine militaire approuvée par le président Dmitri Medvedev vendredi dernier, a annoncé mardi un porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.
Le communiqué fait écho aux critiques formulées par le secrétaire général de l'OTAN, Anders Fogh Rasmussen, contre la doctrine militaire russe qui qualifie l'expansion de l'OTAN de menace.
"Cela ne reflète pas les réalités et est en nette contradiction avec toutes nos actions visant à améliorer la relation avec la Russie", a souligné M. Rasmussen en marge de la conférence sur la sécurité de Munich la semaine dernière.
Commentant les remarques de M. Rasmussen, le porte-parole du ministère, Andreï Nesterenko, a déclaré que le secrétaire général de l'OTAN n'a pas vraiment compris la doctrine.
"Nous sommes prêts à continuer ce dialogue et à apporter des explications au Conseil Russie-OTAN sur notre nouvelle doctrine militaire", a déclaré M. Nesterenki, cité par l'agence de presse Interfax.
Le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré à M. Rasmussen à Munich que les principales menaces de guerre externes auxquelles la Russie doit faire face ne proviennent pas de l'OTAN elle-même, mais "des projets visant à attribuer des fonctions mondiales à l'OTAN, et à déplacer les infrastructures militaires des pays de l'OTAN vers les frontières russes en élargissant l'alliance", a expliqué M. Nesterenko.
La doctrine traite également des risques liés à la création et au déploiement de systèmes de défense anti-missile, à la militarisation de l'espace et au déploiement des systèmes stratégiques conventionnels, a-t-il souligné.
Il a ajouté que la doctrine a listé la promotion des relations avec l'Union européenne et l'OTAN comme une des priorités russes dans la dissuasion et la prévention des conflits militaires.










