A l'invitation du Premier ministre danois M. Rasmussen, le Premier ministre chinois Wen Jiabao s'est rendu le 16 décembre au Danemark pour participer à la conférence de Copenhague sur les changements climatiques. D'après le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Wang Guangya, dans son discours important qu'il prononcera à cette occasion, Wen Jiabao exposera la position et les propositions de la Chine pour faire face aux changements climatiques et faire avancer la coopération internationale dans ce domaine.
La 15ème réunion des parties contractantes de la « Convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques », ou conférence de Copenhague sur les changements climatiques, qui s'est ouverte le 7 décembre, est le théâtre de consultations et de négociations depuis une dizaine de jours. Les représentants participant à la réunion sont parvenus à des discussions capitales sur le projet d'accord après avoir exprimé leurs espoirs et échangé leurs points de vue. La réunion au sommet qui se tiendra les 17 et 18 décembre sera un moment important, qui vise à coordonner les positions des différentes parties. Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères Wang Guangya a fait remarquer qu'après la participation du président chinois Hu Jintao au sommet des Nations unies sur le climat en septembre dernier, ce sera une nouvelle rencontre importante sur les changements climatiques d'un dirigeant chinois avec les dirigeants des autres pays.
« C'est une réunion qui revêt une grande importance pour la coopération internationale sur les changements climatiques. La présence à la réunion du Premier ministre Wen Jiabao démontre la grande attention que le gouvernement chinois accorde au problème des changements climatiques, ainsi que sa détermination, sa confiance et sa volonté politique à contribuer à la protection du climat mondial. Cela permettra d'exercer une influence positive et importante sur la coopération internationale dans ce domaine. »
Le gouvernement chinois attache une grande importance au problème des changements climatiques en adoptant une série de politiques et de mesures efficaces. À la veille de la réunion, la Chine a publié un projet de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Elle a annoncé qu'elle réduira de 40 à 45% les émissions de CO2 en 2020 par rapport à celles de 2005. Cela signifie que le gouvernement chinois agit dans un sens favorable au processus de négociations de la feuille de route de Bali. En vue de faire aboutir la conférence de Copenhague, depuis le début de la réunion, le Premier ministre chinois a mené une « diplomatie téléphonique ». Il a eu au bout du fil la chancelière allemande Angela Merkel, ses homologues éthiopien, indien, britannique et danois, le président brésilien Inacio Lula Da Silva et le président sud-africain Jacob Zuma, ainsi que le secrétaire général Ban Ki-moon. Wang Guangya a expliqué les trois attentes de la Chine en ce qui concerne la réunion sur les changements climatiques :
« Primo, la réunion devrait déterminer des objectifs importants de réduction des émissions des pays développés pendant la deuxième période d'engagements du « Protocole de Kyoto », et des engagements comparables de réduction des émissions par les pays développés n'ayant pas ratifié le « Protocole de Kyoto ». Secundo, la réunion devrait mettre en place un mécanisme efficace pour assurer la réalisation des engagements des pays développés, en matière de financement, de transfert de technologie et de soutien de la capacité de construction des pays en développement. Tertio, la réunion devrait déterminer les actions appropriées des pays en développement en prenant en considération leur situation au niveau du développement durable, au cas où ils auraient bénéficié du soutien de pays développés au niveau technologique, financier et de la capacité de construction. »
Malgré les divergences, la réunion n'a cessé de progresser. Xie Zhenghua, chef de la délégation chinoise et vice-président de la commission d'Etat du développement et de la réforme, a dit le 14 décembre que les représentants des différentes parties souhaitaient tous des résultats positifs. Nous l'écoutons :
« Les délégations de différents pays, dont la Chine, souhaitent que la réunion de Copenhague aboutisse à un accord effectif et contraignant sur le plan judiciaire. Il nous reste encore deux à trois jours, on verra si on parvient à un résultat satisfaisant tout le monde ou acceptable par tous. »










