Le raisin fait même l'objet d'un parc à sa gloire, dans les environs de Turpan : la « Vallée du raisin ». Ici, une galerie décorée de grappes.
C'est là que nous avons rencontré Ailig Ruzi, un père de famille ouïgour de 39 ans, qui est dans le raisin depuis une vingtaine d'années. Il vend aujourd'hui sa production de raisins et raisins secs directement au consommateur, sans intermédiaire. Un raisin goûteux et particulièrement sucré, dans une région où la température du sol peut dépasser les 40°C et où l'amplitude thermique entre le jour et la nuit est particulièrement importante. En l'espace d'un an, Ailig dit gagner quelques 7 000 yuans (soit environ 700 euros). Une somme modeste qui semble pourtant contenter Ailig, qui assure vivre, « évidemment », beaucoup mieux qu'il y a une dizaine d'années, grâce, dit-il, « au Parti communiste, qui est bon », et à l'aide du gouvernement local. « Ils ne nous font pas payer de taxes sur la production et la vente de nos produits, assure Ailig, et puis ils organisent également des formations, en envoyant régulièrement des experts pour nous montrer comment améliorer nos techniques de culture. » Les producteurs locaux, comme lui, rêvent d'exporter leurs raisins, mais se disent limités par les « problèmes de communication ». Ailig est ainsi l'un des seuls de son village à parler le chinois, condition indispensable dans le Xinjiang d'aujourd'hui pour espérer trouver des débouchés à ses produits.










