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    Le « Bayin Tanchang »: Le chant folklorique se nourrit de la vie des Buyi
      2017-07-21 15:42:01  cri

    A Huishui au sud de la province du Guizhou, on peut rencontrer les « Hao Hua Hong », littéralement « les jolis fleurs » en français. Cette chanson folklorique populaire parmi les Buyi prend sa source à Huishui et témoigne de l'aspiration des Buyi à la belle vie à leur grande fierté. La mélodie de la chanson est très facile à suivre, tous les membres de l'ethnie Buyi, et même les Miao ou les Han, sont capables d'interpréter ces chansons. Aujourd'hui, le Haohuahong porte non seulement le nom d'une chanson, mais est aussi le nom d'un district et chant principal lors de la fête de Liuyueliu. Reportage de l'envoyé spécial de RCI :

    Au Guizhou, la fête de Liuyueliu, qui tombe chaque année le sixième jour du sixième mois selon le calendrier lunaire chinois, est une festivité majeure après la Fête du Printemps. Les ethnies ont des histoires différentes concernant l'origine de cette fête, mais pour les Buyi, interpréter la culture multicolore de leur ethnie et célébrer la vie en danse et en chansons est plus important que de chercher l'origine de la fête.

    Selon Sun Ling, directrice du Département de la Communication du district Huishui et chef du bourg de Haohuahong, le Gala de chants Liuyueliu connaît déjà sa cinquième édition. L'événement s'organise non seulement au sein du district Huishui, et invite également les troupes artistiques d'autres provinces chinoises à y participer.

    La Gala annuelle sert en fait d'occasion pour échanger et transmettre les chants folkloriques des ethnies chinoises. Cette rencontre musicale expose le glamour des cultures ethniques et renforce les liens entre les ethnies chinoises.

    Lors du gala de cette année, un groupe venant de Pingtang, un district des alentours, interprète le Bayin Tanchang, représentation symbolique de l'ethnie Buyi. Leur interprétation naturelle et les instruments musicaux attirent les regards des spectateurs.

    « Les instruments que l'on joue sont une flûte, un violon pékinois, un violon chinois basse, le tambour en bambou, la cithare octogonale, la guitare en forme de Lune, la guitare chinoise à trois cordes, et le violon alto. J'ai appris à en jouer aux côtés de mon père. Lui est devenu le 14e héritier du Bayin Tanchang, alors moi je suis le 15e. »

    L'homme qui parle s'appelle Yang Guangshan. De tous les instruments en bambou, il s'occupe de jouer du Jinghu, soit le violon pékinois. Une équipe du Bayin Tanchang est composée généralement de 8 à 14 personnes. En plus de chanter, chaque personne doit jouer d'un instrument. Tous les instruments du groupe de Yang Guangshan, à part la flûte, sont fabriqués à la main par le père de Yang Guangshan ainsi que Yang Tonghuai, un vieillard de 70 ans.

    Le 14e héritier du Bayin Tanchang, Yang Tonghuai, fabrique les instruments chez lui. Auparavant, le père de Yang Guangshan était professeur. Le manque d'argent et l'arrivée des enfants à pousser le père à renoncer à l'enseignement pour aller travailler dans les champs. Malgré la dureté de la vie, le père qui aime tant la musique n'a jamais cessé d'écrire des paroles, de composer des mélodies et d'interpréter ces chansons en musique. Si l'un des habitants de villages se mariait, il venait jouer avec ses amis. Ce n'était pas pour de l'argent. Ecoutons Yao Xiubin, un élève de Yang Tonghuai, qui joue du tambour en bambou dans le groupe :

    « Le père de Guangshan nous a transmis les mélodies et les paroles des chansons, nous apprenons directement de lui, sans formations auprès de maîtres professionnels. Nous jouons tous pendant des heures en dehors du travail. »

    La manque de connaissance sur la théorie musicale, sans professeurs, les Buyi doués en chants maîtrisent cet art dans le tâtonnement aux heures de repos et ont réussi à le transmettre sur une dizaine de générations.

    Sur l'immense territoire chinois, les cultures des 56 ethnies sont toutes héritières d'une longue histoire. Préserver la diversité culturelle et ne pas laisser ces cultures disparaîtrent devient un travail important pour les gouvernements locaux. En 2006, le Bayin Tanchang a été classé sur la liste nationale du patrimoine culturel immatériel. Au Guizhou, la protection des patrimoines culturels immatériels ne peut pas être séparée des mesures préférentielles des gouvernements locaux. Présentation de Sun Ling, directrice du Département de la Communication du district de Huishui :

    « Tout d'abord on met l'accent sur la formation des jeunes pour qu'ils s'intéressent à notre culture. Nous avons lancé un projet pour promouvoir la culture folklorique dans les campus. Nous avons organisé l'année dernière une démonstration des acquis des élèves depuis ces dernières années. Pour les praticiens et les amateurs, on a créé un centre dédié à la culture immatérielle dans le but d'assurer la formation des praticiens. Des associations telles que l'association des chants folkloriques ont été établies pour transmettre cette culture. »

    La jeune génération grandit dans une société qui se développe à haute vitesse et profite des facilités apportées par Internet. Attirés par la vie des grandes métropoles, ces jeunes pourraient-ils hériter du savoir-faire transmis à l'oral par les ancêtres ? Le patrimoine culturel traverserait-il une crise en raison du peu de jeunes intéressés ? Sur le plateau plusieurs visages jeunes viennent balayer ces soucis.

    Liu Li joue de la cithare en forme de Lune dans le groupe de musique, elle est la sœur de Yang Guangshan. Selon elle, une centaine d'élèves de son père ont participé à la représentation artistique célébrant le 60e anniversaire de la fondation de la préfecture de Qiannan. Les écoles du Pingtang ont créé des cours, les professeurs sont les élèves de son père. Pour Liu Li, l'Etat accorde plus d'importances à la protection du patrimoine culturel immatériel, c'est ainsi que les gens héritent de ces cultures traditionnelles.

    Actuellement, on compte plus de 100 personnes pratiquant le Bayin Tanchang, le plus jeune n'a que 11 ans. Les femmes qui épousent les Buyi apprennent également le Bayin Tanchang selon la tradition du côté de leurs maris. Luo Shifen, femme de Yang Guanshan, est de l'ethnie Miao. Douée en musique et pleine d'un amour pour le Bayin tanchang, Luo Shifen s' est mise à apprendre la cithare octogonale après avoir rejoint la famille des Yang et participe au groupe musical fondé par son mari. Maintenant leur fils de plus de 20 ans commence également à apprendre les savoir-faire du Bayin Tanchang.

    Cette année, le gala de chants se tient entre de petites averses, mais cela n'empêche pas l'enthousiasme des milliers de villageois et touristes. Et même après le gala, d'innombrables groupes continuent à interpréter les chants folkloriques de leurs ethnies au bord des champs ou sur le pont abritant le vent et la pluie. Ici, les vêtements magnifiques ne revêtent pas d'importance, l'âge et le sexe ne posent pas de problèmes, tout le monde interprète la mélodie la plus naturelle qui vient directement du fond de leurs cœurs.

    Piero Cellarosi est un Italien fasciné pour la culture chinoise. Il y a dix ans qu'il a visité des villages des Miao, des Dong et des Shui au sud-est du Guizhou avec ses amis photographes. Reprenant cette terre et admirant les chants folkloriques du Guizhou, Cellarosi soupire avec beaucoup d'émotions :

    « Je ne suis pas spécialiste en musique, mais j'apprécie particulièrement ces chants folkloriques, surtout l'interprétation des deux grand-mères sur le pont qui m'a touché énormément. Bien que je ne comprenne même pas un seul mot, elles chantent avec toutes les émotions. Le Guizhou dans ma mémoire était plus pauvre que celui d'aujourd'hui, le voyage d'il y a dix ans m'a impressionné par un mode de vie qui est bien unique, comme un monde très lent. Alors ce matin j'ai vu les nouvelles habitations urbaines et les meubles modernes des foyers du Guizhou, je suis donc convaincu que le niveau de vie des gens d'ici s'est considérablement élevé. Vu que je suis originaire de Rome, j'ai une nostalgie pour la vie d'autrefois. Bien sûr, il vaut mieux trouver un équilibre entre le développement et la tradition. »

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