Ma Li, un artiste penché sur les montagnes du Yunnan
  2017-05-02 16:01:49  cri

En avril 2017, j'ai eu la chance d'effectuer un déplacement dans la province du Yunnan, une région pittoresque, riche en culture.

Le noyau de ce voyage est la ville de Pu'er, ville connue pour son thé.

Un peu loin de la ville de Pu'er, se trouve la maison de Ma Li couverte des théiers verts et luisants qui se cache dans les montagnes profondes. Entourée d'un grand jardin, la maison abrite trois familles, celles de Ma Li et de ses deux amis. C'est l'artiste Ma Li qui a conçu le design de l'édifice. Se promener dans le jardin est un plaisir, une détente. Car l'on est à l'endroit le plus en contact avec l'art et la nature.

Une grande variété de fleurs se dispersent indifféremment dans le jardin. Des sculptures faites d'objets banals comme des pneus, des pelles constituent un décor parfait....sans oublier les deux balançoires et un vrai paon dans le jardin. Tout ceci constitue déjà une belle œuvre d'art.

Ma Li est né à Mojiang dans la province du Yuannan en 1958, il n'avait pas commencé son parcours professionnel comme artiste. Mais sa passion pour la peinture, et surtout pour l'estampe en bois l'a amené sur la voie artistique.

Chirurgien à l'époque, il sculpte maintenant avec adresse le bois, et crée de nombreuses oeuvres représentatives de la région. Ce genre de peinture s'appelle peinture de la gravure sur bois d' « édition épuisée ». Les paysages, surtout les montagnes et le travail au champs sont les sujet les plus présentés dans ses oeuvres de Ma Li.

« Depuis l'année 2000, la grande majorité des mes peintures sont liées aux paysages de ma région natale. Ces paysages n'ont rien à voir avec les sites renommés, mais avec le paysage ordinaire de la campagne qui m'entoure. » a-t-il confié.

C'est un endroit où l'Être humain vit en harmonie avec la grande nature. Sous le ciel, les montagnes et les villages se montrent limpides, naturelles et pures. Sans la moindre trace de contradiction ou de tension. Les raysons de soleil sont versés sur les montagnes. Dans le silence, l'haleine de la vie se fait sentir.

 Ma Li, qui n'a pas eu de formation formelle dans l'art, sculpte et peint avec passion, respecte la vie rurale dans les montagnes. Ses peintures sont souvent très lumineuses et le rayon de soleil est omniprésent. Grâce au don offert par les montagnes, l'importance du déveleppement technologique s'affaiblit.

Malgré le travail dur, les gens qui vivent depuis des générations sur cette terre, éprouvent toujours un amour pour la vie et restent reconnaissants envers la terre.

Récemment, Ma Li a commencé à emprunter les techniques de la peinture à l'huile et de la gouache. Il a même utilisé le café et le thé de Pu'er comme matière de peinture. Après sa retraite, il se réjouit de la liberté. Il en profite pour voyager, causer avec des amis et peindre à son gré.

Mais il a toujours une occupation importante : le Centre d'art de l'estampe nommé « Montagne sauvage ». A travers ce centre, Ma Li a réalisé son souhait de soutenir ses élèves dans leur carrière dans la montagne. Ses amis et lui ont créé cet institut pour intérêt public. Objectif : aider les étudiants spécialisés dans l'estampe à perfectionner leurs techniques et à trouver des clients.

Quand on était sur le point de quitter la maison de l'artiste, un groupe de jeunes se trouvaient dans le jardin, et il y'avait déjà quelques amis étrangers qui l'attendaient.

Les montagnes, une source d'inspiration et un soutien pour Ma Li, témoignent silencieusement la joie, la mélancolie et l'amour pour la vie de l'artiste.