Les restrictions sur l'accès des investissements étrangers au marché chinois seront assouplies
  2017-01-24 10:18:59  cri

Le taux de croissance de l'utilisation des capitaux étrangers était en baisse de plus de 50% pendant les 11 premiers mois de 2016 par rapport à la même période de l'an précédent. Selon le ministère chinois du commerce, au courant de 2017, la Chine s'efforcera d'établir un nouveau système des capitaux étrangers et de créer un environnement commercial favorable afin d'améliorer la qualité et le niveau en matière d'absorption des capitaux étrangers. Les restrictions sur l'accès des investissements étrangers au marché chinois seront également assouplies.

Entre janvier et novembre 2016, 24 355 entreprises étrangères ont été créées en Chine, soit une augmentation de 3% par rapport à la même période de l'an passé ; le montant de l'utilisation réelle des capitaux étrangers a atteint 731,8 milliards de yuans, c'est 3,9% de plus que lors de la même période de 2015, néanmoins représentant un taux de croissance de moins de la moitié de celui de l'an 2015. Tang Wenhong est le directeur du bureau des capitaux étrangers relevant du ministère chinois du commerce. D'après lui, établir un nouveau système d'utlisation des capitaux étrangers deviendra en 2017 l'un des objectifs essentiels du ministère :

« On va établir un bon environnement commercial de légalité et faire progresser le processus législatif de « la loi sur les investissements étrangers » afin de réaliser une gestion cohérente des capitaux domestiques et étrangers. «Le guide des investissements étrangers » qui est déjà mis en application doit toujours s 'améliorer. On devra continuer d'élargir les champs d'investissements, ainsi qu'améliorer les secteurs compétitifs dans l'Ouest et le Centre du pays afin d'attirer davantage d'investissements. Et puis, on doit maintenir les contacts avec les entreprises, bien les écouter pour mieux travailler ensemble. Par ailleurs, on va généraliser l'expérience de zones pilotes de libre-échange dans tout le pays, renforçant plus particulièrement le rôle moteur des 219 zones d'exploitation économique nationales. »

La nouvelle version du « guide des investissements étrangers » a été révisée et récemment publiée par la Commission nationale du développement et de la réforme, receuillant également des opinions publiques. Par rapport à ses versions précédentes, ce guide a été réduit à peu près de 30% de ses mesures de rectrictions sur les investissements étrangers. Cela signifie que la Chine relâche en quelque sorte son contrôle sur les investissements étrangers. Chen Fengying, chercheuse de l'Institut sur les relations internationales de Chine nous a expliqué :

« Les mesures de restriction vis à vis des capitaux étrangers ont été beaucoup réduites, La « negative list » est aujourd'hui plus maigre. Evidemment, à propos des capitaux étrangers, qui concerne également la gestion du traitement national avant établissement, sera notre objectif de développement dans l'avenir. La Chine a déjà ouvert l'accès aux capitaux étrangers dans l'industrie manufacturière ordinaire, les champs sophistiqués et technologiques de cette industrie restent actuellement à s'ouvrir. Nous avons publié les secteurs interdits ou restreints pour les investisseurs étrangers sur le marché chinois, cela sera très clair pour ceux qui veulent s'implanter dans le pays. »

Depuis ces deux dernières années, avec l'augmentation du coût de revient lié à la main d'oeuvre, à la terre et la production, on entend souvent dire que la Chine est moins attractive pour les investisseurs étrangers. Quant à Tang Wenhong, directeur du bureau des capitaux étrangers relevant du ministère chinois du commerce, des entreprises étrangères auront de grandes possibilités de réussir en Chine dans certains secteurs, par exemple, le secteur du service et l'industrie manufacturière haut de gamme, ainsi que le secteur agricol :

« D'abord, pour un pays, l'absorption des capitaux étrangers doit se faire de façon globale. Les entreprises étrangères se sentent en sécurité en Chine où la situation politique est stable et prévisible. Et puis, la Chine est dotée d'un grand marché. Par exemple, en hiver, les stations de ski à proximité de Beijing regorgent souvent de monde. Est-ce que des investisseurs étrangers ne pourraient-ils pas saisir cette occasion ? Ils peuvent implanter leurs usines en Chine pour fabriquer davantages d'équipements de ski de qualité. Troisièmement, on doit aussi porter l'attention aux régions rurales chinoises où les potentiels sont énormes. Enfin, les capacités d'accompagnement du secteur industriel sont très fortes en Chine, ce qui est favorable pour le développement des entreprises innovantes. »

En septembre 2016, les autorités chinoises ont décidé de créer 7 zones pilotes de libre-échange dans les provinces du Zhejiang, du Henan, du Hubei, du Sichuan, du Shanxi, ainsi que dans la municipalité autonome de Chongqing. Ecoutons à nouveau Tang Wenhong :

« Actuellement, ces nouvelles zones pilotes sont en train d'être examinées. Le fonctionnement d'une zone de libre-échange nécessite des préparatifs très précieux. Il faut notamment sortir un principal projet et puis travailler là-dessus minutieusement. Espérons que ces nouvelles zones pourront entrer le plus vite possible en fonction afin de faire venir davantages d'entreprises étrangères dans ces régions. »