Investissement massif pour le réseau autoroutier du Xinjiang
  2017-01-19 10:23:40  China.org

Cette année, la région autonome ouïgoure du Xinjiang injectera des fonds record dans la construction de nouvelles routes, afin de mieux jouer son rôle de pôle commercial reliant la Chine aux pays bordant la Ceinture économique de la Route de la soie.

Selon un haut responsable de la planification économique de la région, ces nouveaux projets d'infrastructure devraient également créer plus d'opportunités d'emplois pour la population locale.

Cette année, le Xinjiang - qui se situe dans le nord-ouest de la Chine - investira 170 milliards de yuans (23,2 milliards d'euros) dans la construction de nouvelles routes, soit six fois plus qu'en 2016.

La région n'a jamais connu un tel investissement dans la construction de routes, a déclaré Zhang Chunlin, le directeur de la Commission du développement et de la réforme du Xinjiang, dans une interview exclusive avec ChinaDaily.

La région investira également 8,1 milliards de yuans dans la construction de voies ferrées et 4,8 milliards dans des projets d'aviation civile, soit une hausse de 50 % par rapport à l'année dernière. L'investissement dans la construction de routes, de voies ferrées et d'aéroports dépassera cette année l'investissement total pour les infrastructures de transport entre 2011 et 2015.

La construction d'un réseau autoroutier dans une région qui constitue un sixième du territoire de la Chine est une priorité, a déclaré Zhang Chunlin. A l'heure actuelle, près de 40 % des villes et des xian dans le Xinjiang ne sont pas connectés par des autoroutes.

« Sans autoroute, le pétrole, le charbon et les produits agricoles du Xinjiang ne peuvent pas être facilement exportés de la région et les coûts logistiques restent élevés », a-t-il indiqué.

Selon lui, une fois que le réseau autoroutier prévu sera achevé, les coûts logistiques dans la région pourront être réduits de 30 %. La région prévoit de débuter cette année la construction de 6096 km d'autoroutes.

Même si la faiblesse des infrastructures a freiné le développement de la région, le Xinjiang voit désormais des opportunités pour sa croissance économique.

L'importance de ces projets de transport nécessiteront d'utiliser des quantités significatives d'acier et de ciment, stimulant ainsi la croissance économique. Par ailleurs, les populations locales pourront occuper les emplois créés par ces projets.

A l'heure actuelle, il existe une seule autoroute reliant le Xinjiang à d'autres régions dans l'est de la Chine et les routes reliant la région et les pays limitrophes à l'ouest de la Chine ne pourront pas satisfaire la demande du commerce futur.

Zhang Chunlin estime que, sans le soutien du transport, le Xinjiang ne pourra pas devenir un pôle commercial sur la Ceinture économique de la Route de la soie. La région doit donc embrasser pleinement ce défi.

Le gouvernement central voit le Xinjiang - dont les pays limitrophes incluent le Kazakhstan, le Pakistan et la Mongolie - comme un centre d'échanges commerciaux essentiel sur cette ceinture économique. Celle-ci fait partie de l'Initiative des Nouvelles routes de la soie proposée par le président chinois Xi Jinping en 2013, qui vise à faire revivre l'ancienne route commerciale.

Le Xinjiang prévoit également de commencer les recherches sur une ligne ferroviaire à grande vitesse reliant Ürümqi et Horgos, un port terrestre sur la frontière entre la Chine et le Kazakhstan. De plus, l'aéroport international d'Ürümqi sera agrandi pour faire face à l'essor du trafic intérieur et international.