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    Patrimoine culturel immatériel : les Oroquens rodent leur savoir-faire dans la modernité
      2016-09-20 13:06:01  cri

    Dans le nord de la Chine, vit un groupe ethnique, jadis chasseur nomade, les Oroquens. Ils sont de nos jours sédentarisés dans les montagnes des chaînes des Grand et Petit Khingans, où foisonnent des forêts de bouleaux. Travailleurs, ils ont les mains habiles pour mettre à profit ce don de la nature, en fabriquant divers ustensiles et des canots avec l'écorce des arbres.

    Ces objets naguère indispensables à la vie matérielle sont devenus aujourd'hui d'élégantes œuvres d'art qui témoignent du savoir-faire traditionnel de ce peuple sous une autre forme d'existence. Wu Linzhi, héritière des techniques artisanales de l'ethnie des Oroquens, nous présente la caractéristique des produits en écorce de bouleau, toute fière.

    "On coud des bouts d'écorce de bouleau avec des cordes de chanvre tressées de crins de cheval. C'est écologique et solide. Ça tient des dizaines d'années sans problème. "

    Pour un article en écorce de bouleau, les matériaux sont accessibles sur place, les procédés de fabrication sont simples et l'usage est durable. Tous les chasseurs savent les produire et tout le monde s'en sert dans la vie quotidienne. Des caisses pour ranger les vêtements aux nécessaires de couture ou aux boîtes à tabac, en passant par les seaux, les objets en écorce de bouleau sont omniprésents chez les Oroquens.

    Avec le changement de mode de vie, leurs techniques artisanales traditionnelles n'ont pas pu échapper au choc de la modernité. D'un savoir-faire populaire, elles sont passées en apanage folklorique entre de bonnes mains des seniors. Face à cette situation critique de leur tradition, Wu Linzhi réclame une protection en urgence.

    "Heureusement que le gouvernement tient à la sauvegarde du patrimoine culturel ! Sans une attention particulière, ce savoir-faire traditionnel connaîtrait l'extinction."

    L'appel de Mme Wu fait écho à des difficultés bien réelles : la langue oroquenne n'est pas une langue écrite. Faute d'écriture, la transmission du savoir-faire ancestral ne peut passer que par l'enseignement oral. Au fur et à mesure du vieillissement des générations anciennes, le problème de transmission de la tradition se fait chaque jour plus alarmant. Mieux vaut tard que jamais. Mme Wu a pris l'initiative de former des apprentis et beaucoup de chasseurs traditionnels oroquens ont pris également conscience de l'importance de la sauvegarde de leur tradition.

    "Beaucoup de chasseurs oroquens ont l'intention d'apprendre ces techniques artisanales. Et leurs femmes aussi. Alors, je suis à leur disposition."

    La transmission et le développement de ces techniques artisanales se trouvent devant un autre dilemme, à savoir, le manque de matériau. Étant donné que les forêts sont aujourd'hui sous protection, il n'est nulle part question d'écorcher allègrement les arbres sans autorisation. Principe d'écologie oblige, la pénurie d'écorce de bouleau constitue un frein pour la transmission de ce savoir-faire. Dans une plus large mesure encore, le symbole de l'ethnie des Oroquens, la chapka de tête de chevreuil voit également sa confection contrainte.

    "Ça, c'est le symbole de l'ethnie des Oroquens, la chapka de tête de chevreuil, on l'appelle « Mikhata ». Elle est faite d'une peau entière de tête de chevreuil."

    Ces chapeaux de fourrure ont trois fonctions essentielles: la protection contre le froid, le camouflage et le décor. Auparavant le chevreuil était la proie préférée des Oroquens. Il est devenu aujourd'hui une espèce sauvage qui fait l'objet de sauvegarde, ce qui explique le manque de pelage comme matériel.

    Mais pour ne pas être coincée par la situation, Mme Wu a dû remplacer la peau de tête de chevreuil par celle de chèvre. Insatiable de nouvelles techniques, elle va souvent apprendre auprès des femmes seniors à la campagne, dès que l'occasion se présente. Avant, elle comptait sur ce métier d'artisan pour les revenus, alors qu'aujourd'hui, elle s'attache à la transmission.

    "Avant, j'apprenais ce métier pour arrondir les fins de mois de ma famille. Maintenant, en tant que héritière des techniques artisanales de l'ethnie des Oroquens, je me dois de faire tout mon mieux pour transmettre ces connaissances aux générations descendantes."

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