Les Yao et leurs coutumes particulières
  2016-07-19 14:44:37  cri

Guinong est le nom de la montagne qui s'étend sur la frontière sino-vietnamienne, et en même temps, celui du village des Yao que nous allons découvrir aujourd'hui.

La seule route qui relie le village au monde extérieur a été construite en 2001. Auparavant, c'était une route mi-piste, réservée aux piétons et aux chevaux. Le village de Guinong des Yao d'alors était presque coupé de l'extérieur.

Le chef du village, Deng Guijun, nous a reçus à l'entrée du village. Le village de Guinong compte 105 foyers, soit 443 personnes au total. Pour survivre, les ancêtres des Yao ont mis en valeur les terres en friche de la haute montagne et y ont construit des maisons. A l'époque, ils menaient une vie en autarcie dans ce village isolé. Mais maintenant, les villageois ont les moyens d'en sortir et beaucoup d'entre eux ont construit des maisons modernes. Cependant, pour des activités traditionnelles des Yao, les villageois préfèrent les entreprendre dans les vieilles maisons.

Deng Guijun nous emmène dans la sienne. C'est une construction en bois de trois étages, en aile. Le rez-de-chaussée est réservé au bétail. Le premier étage pour l'habitation et le deuxième sert comme resserre. Nous y montons pour récupérer les outils traditionnels de la chasse des Yao. Deng Guijun :

« Voilà l'aviceptologie et l'outil pour dresser le piège. Et ça c'est l'arc et les flèches. Faites attention ! »

Tous les troisièmes mois du calendrier lunaire, les Yao offrent des sacrifices au dieu du printemps. A cette occasion, les hommes Yao chassent dans les montagnes, une activité par laquelle ils rendent hommage à leurs ancêtres. Car de nos jours, le niveau de vie s'est amélioré. Et afin de protéger les espèces rares, les autorités ont interdit la chasse aux villageois Yao. Deng Guijun et les jeunes du clan profitent de cette occasion pour remettre en pratique les techniques de chasse transmises par leurs ancêtres. Nous constatons que l'outil pour dresser le piège rouille et demandons si c'est à cause d'un défaut d'utilisation. Deng Guijun nous explique :

« L'outil qui rouille est bon pour la chasse. S'il était tout nouveau, le gibier sentirait l'odeur du fer et n'entrerait pas dans le piège. Quand l'outil rouille, l'odeur du fer disparaît corrélativement. Le gibier passera par le piège sans s'en rendre compte. Ainsi peut-on réussir dans la chasse. »

1 2 3