TIANJIN : Un creuset culturel hier à aujourd'hui
  2015-07-20 11:20:29  cri

De nationalité sénégalaise et pékinoise dans le cœur depuis un peu plus d'un an, une récente immersion à Tianjin dans le cadre d'un programme intitulé « Panorama sur la Chine, la semaine de Tianjin » m'a transposée virtuellement sous plusieurs formes vers la ville où sont nés mes parents, Saint-Louis du Sénégal . Entre l'histoire des concessions occidentales de 1860 et 1940, l'ingéniosité de la technique des aquarelles de Yangliuxing, les Niren Zhang , la légende gastronomique des Mahua etc…une véritable homogénéité entre les 2 villes s'avère malgré les différences de cultures, de langues et de surcroit malgré environ 16 700km de distance .

JUXTAPOSITION DES TEMOIGNAGES ARCHITECTURAUX

Quand on arrive en Chine, en tant qu' 'étranger parmi les premières villes qu'on nous recommande à visiter figure Tianjin. Cela du fait qu'au début du 20e siècle, toutes les cultures s'étaient cotoyées à Tianjin, française, britannique, allemande, italienne, russe, belge etc... faisant disposé ainsi de la ville d'un patrimoine d'environ mille maisons et bâtisses de facture occidentale, construites entre 1860 et 1940 . Il en est de même pour Saint louis, fondée en 1659, St Louis fut la première colonie française d'Afrique , elle s'urbanisa au milieu du 19e siècle.. Les éléments d'architecture européens datant de l'époque coloniale sont encore très visibles La situation de la ville sur une île à l'embouchure du fleuve Sénégal, son plan urbain régulier, son système de quais, confèrent à Saint-Louis sa qualité particulière de carrefour commercial à l'époque, approximativement comme Tianjin.

Pont de libération(photogtaphié par Wang Chuanjun)

Mais il n'y a pas seulement ces édifices particuliers encore préservés sur les 5 célèbres avenues de Tianjin qui rappellent la ville de Saint Louis, un patrimoine enjambe la paisible rivière HAI HE, il s'agit « du pont de la libération » . Ce pont en métal existe aussi à Saint-louis . Au moment où l'Atlantique était de plus en plus fréquenté, à la recherche de nouveaux débouchés commerciaux, les français avaient remonté le fleuve Sénégal, les anglais s'aventuraient en Gambie.

Louis Faidherbe, officier du génie sorti de Polytechnique, devient gouverneur de la colonie en 1854. Le pays se caractérise alors par des luttes intestines. Avec une poignée d'hommes et un matériel militaire réduit, Faidherbe entreprend sa réunification. A Saint-Louis il entreprend la jonction de l'ile aux deux rives du fleuve.

1865 est construit le pont Faidherbe (dessiné par Gustave EIFFEL) qui relie le quartier continental de Sor à l'île.

Pont Faidherbe de Saint-Louis

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