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    Aux petits soins pour l'Afrique
      2015-07-09 11:03:27  La Chine au présent

    Des médecins chinois forment du personnel sierra-léonais à la perfusion.

    JIAO FENG, membre de la rédaction

    Depuis 1963, date à laquelle la première équipe médicale chinoise est partie en mission en Afrique, plus de 20 000 professionnels de la santé chinois ont été envoyés dans 69 pays et régions du monde, traitant des centaines de millions de patients. À l'heure actuelle, la Chine compte 52 équipes médicales réparties dans 51 pays différents, dont 42 africains. En tout, ce sont 1 200 médecins chinois qui exercent à l'étranger de façon permanente. Wang Liji, directeur adjoint du département de la coopération internationale à la Commission nationale de la santé et de la planification familiale, affirme : « Par cette aide désintéressée fournie depuis une cinquantaine d'années, la Chine a gagné la confiance des pays africains, ce qui a permis de consolider l'amitié sino-africaine. »

    Un demi-siècle d'aide

    Selon Wang Liji, en 1963, juste après que l'Algérie a pris son indépendance, la France a immédiatement mis un terme à tous les programmes de coopération autrefois noués dans ce pays et rapatrié son personnel qualifié, y compris les médecins. Afin de garantir à son peuple un accès aux soins médicaux, le gouvernement algérien a sollicité l'aide des autres pays via la Croix-Rouge internationale. À cette époque, la Chine sortait tout juste d'une grande famine et subissait les conséquences du blocus économique imposé par les pays occidentaux. Pauvre et en retard par rapport au reste du monde, la Chine manquait gravement de médecins et de médicaments. Cependant, consciente qu'il convient pour deux pays en développement de se soutenir, elle a rassemblé ses meilleurs professionnels de la santé pour préparer une mission d'assistance médicale comprenant une centaine de médecins, puis a conduit celle-ci en Algérie. Ainsi, la population algérienne a pu ravoir accès aux soins médicaux.

    La nouvelle s'est propagée dans toute l'Afrique du Nord, de sorte que d'autres pays africains ont rapidement espéré recevoir, eux aussi, une aide de la part de la Chine. Dès lors, cette dernière a envoyé successivement des médecins dans 51 pays africains.

    Outre l'envoi de ces équipes, la Chine a fourni en grande quantité du matériel médical au continent africain. Wang Liji rappelle qu'en 2006, au cours du Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine, l'ancien président chinois Hu Jintao avait promis aux amis africains de construire pour eux 30 hôpitaux généralistes ainsi que 30 centres de traitement et de prévention du paludisme, et de leur offrir 300 millions de yuans à titre gratuit pour lutter contre cette maladie en Afrique. Aujourd'hui, 31 hôpitaux généralistes tout équipés ont déjà été bâtis. « Malgré les difficultés économiques auxquelles elle est confrontée sur son territoire national, la Chine a, plus d'un demi-siècle durant, envoyé du matériel médical et des équipes aux pays dans le besoin, des aides non assorties de la moindre condition politique. Aucun autre pays dans le monde n'en a fait autant, articule Wang Liji. À mesure que son économie se développe, la Chine accroît son aide sanitaire vers les pays du tiers monde. On peut donc en conclure qu'elle assume ses responsabilités de grand pays. »

    Début 2014, la maladie à virus Ebola a fait rage dans trois pays d'Afrique de l'Ouest : la Guinée, la Libye et la Sierra Leone. La Chine a octroyé des aides d'urgence à quatre reprises, pour un montant total d'environ 750 millions de yuans. Elle a établi le premier laboratoire de sécurité biologique de niveau 3 (laboratoire P3) en Afrique, et a détaché 16 groupes d'experts cliniques et professionnels de la santé publique vers les pays frappés par l'épidémie. Au total, 27 équipes, soit un millier de médecins chinois, sont parties à l'étranger à dessein de mener des formations à grande échelle sur l'hygiène, et de renforcer les capacités locales de contrôle et de prévention des épidémies.

    D'après Wang Liji, en offrant à l'Afrique toutes ces aides tant humaines que matérielles, la Chine a joué un grand rôle dans la maîtrise de l'épidémie. Ebola étant une maladie hautement infectieuse avec un taux de létalité d'environ 60 %, aux premières heures de la propagation du virus, le personnel de la santé était la population qui courait le plus grand risque d'être affectée par la maladie et d'en mourir.

    Le Dr Bernhard Schwartländer, représentant de l'OMS en Chine, a fait l'éloge de l'intervention du pays : « En 2014, la Chine a dirigé l'action mondiale de lutte contre Ebola en Afrique de l'Ouest. »

    Des médecins chinois hautement reconnus

    Zhai Wenliang est directeur adjoint du service d'orthopédie et médecin en chef à l'Hôpital 175 de l'Armée populaire de libération. Désigné chef de la 16e équipe des médecins militaires, il a été détaché début 2013 dans l'hôpital zambien Maina Soko pour une période d'un an. Cet hôpital généraliste interarmées ne disposait d'aucun orthopédiste auparavant.

    Ainsi, Zhai Wenliang a travaillé en collaboration avec ses collègues zambiens à l'établissement d'une première clinique orthopédique au sein de l'hôpital. Ensemble, ils l'ont équipée d'instruments chirurgicaux et d'autres installations nécessaires. Au fil de leurs efforts, cette clinique orthopédique est devenue la « marque » de l'hôpital. Le nombre de patients pris en charge chaque semaine est passé de 5-6 personnes à une trentaine. Au cours de son séjour en Zambie, Zhai Wenliang a réalisé avec succès 38 interventions chirurgicales et traité une centaine de cas urgents. De retour en Chine, l'équipe de Zhai Wenliang s'est même vue décerner une « médaille de coopération internationale » par le ministère zambien de la Défense.

    Wang Liji affirme : « Les médecins que nous envoyons à l'étranger sont tous hautement qualifiés et issus de grands hôpitaux chinois. Lorsqu'ils arrivent dans les hôpitaux des régions bénéficiaires, ils s'intègrent parfaitement au personnel soignant local. Ces dix dernières années, ils ont introduit en Afrique des technologies et pratiques médicales avancées, comme par exemple celles se référant à la chirurgie cardiaque, la résection d'une tumeur, la réimplantation d'un membre amputé et la chirurgie mini invasive. »

    Actuellement, la Chine compte plus de 200 centres de soins médicaux en Afrique, dans lesquels sont affectés des experts chinois en cardiologie, chirurgie, orthopédie, etc. En plus de leur travail régulier dans un hôpital local, les médecins chinois se déplacent encore dans des régions reculées pour y donner des consultations.

    Wang Liji décrit : « Les résidents locaux louent l'engagement des médecins chinois en Afrique. Les conditions de vie et de travail de ces professionnels de la santé sont particulièrement difficiles. Et il ne faut pas oublier que ceux-ci sont encore menacés par les guerres et les maladies infectieuses, comme le SIDA. Déjà 51 médecins chinois sont morts à l'étranger dans les régions où ils ont sauvé des vies. »

    Une équipe permanente sur place

    En 1965, lors de sa visite à Zanzibar en Tanzanie, l'ancien premier ministre Zhou Enlai avait rencontré le groupe de médecins chinois en poste dans ce pays. Soulignant que l'équipe chinoise devrait partir tôt ou tard, l'homme d'État avait demandé à ce que l'on forme le personnel soignant local pour que ce dernier puisse œuvrer de manière autonome. Il faut laisser une équipe permanente sur place pour aider la population tanzanienne, avait-il conclu. Ainsi, depuis une cinquantaine d'années, des médecins chinoises s'appliquent à former des professionnels de la santé locaux dans les pays bénéficiaires.

    La 16e équipe de médecins militaires dont nous avons parlé plus haut guide le personnel médical zambien durant ses heures de travail. Chaque Chinois prend sous son aile plusieurs Zambiens. Sidney Charlie est l'un des cinq assistants des médecins chinois au service échographie de l'hôpital Maina Soko. Il admet avoir acquis bien des connaissances et de l'expérience en travaillant auprès d'eux. Il a rapidement monté les échelons et, fort de ses performances, il a pris le poste de directeur du service de radiologie dans un hôpital au nord de la Zambie. Chaque fois qu'il évoque ses « professeurs » chinois, Sidney Charlie multiplie les compliments. Autrefois, il se jugeait savant en médecine, mais bien vite, il a reconnu que les connaissances des médecins chinois surclassaient les siennes. Grâce à leur aide, il a progressé et est devenu un excellent spécialiste en échographie.

    De nos jours, la Chine cherche à innover dans l'assistance médicale qu'elle apporte à l'étranger. En août 2014, la municipalité de Beijing a envoyé, pour la première fois, une équipe médicale vers Trinité-et-Tobago. Ce qui la différencie des autres ? Elle est destinée à la formation du personnel local. Une coopération médicale de haut niveau, qui relie soins, enseignement et recherche, a ainsi été établie. Les divers gouvernements locaux chinois lancent aussi de nouvelles initiatives en ce sens. Par exemple, ils invitent les administrateurs d'hôpitaux africains à venir voir ce qui se fait en Chine ou proposent des formations aux médecins africains en Chine. Conformément au programme fixé, la Chine a déjà formé 10 000 agents de santé communautaires et responsables gouvernementaux originaires d'Afrique de l'Ouest.

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