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    Protéger le « troisième pôle » de la planète
      2014-09-16 10:18:05  La Chine au présent

    Un panneau de la réserve du mont Everest qui invite les touristes à respecter l'environnement. (LI GUOWEN)

    Comment protéger efficacement la faune et la flore de la zone du mont Everest ? La Chine a pris une série de mesures dans cette optique et les résultats sont au rendez-vous.

    Au sud-ouest de la Chine, s'étire le plateau le plus élevé du monde, où culmine l'Everest, le plus haut sommet du monde, ainsi que quatre autres monts dépassant les 8 000 m d'altitude. Souvent désignée comm le « troisième pôle » de la planète, cette terre au-dessus de tout attire de plus en plus de touristes ces dernières années.

    Mais notons que ce lieu est également l'un des plus exposés au changement climatique et l'un des plus fragiles au niveau écologique, puisque les atteintes à l'écosystème y sont souvent irrémédiables. C'est pourquoi la protection environnementale autour du mont Everest est devenue un sujet de préoccupation constante ces dernières années. Pour cet article, nous avons pénétré au cœur de cette région mystérieuse et avons découvert avec joie que grâce aux efforts de la population locale, l'environnement originel a été préservé, et la faune et la flore continuent même de se développer.

    Les locaux, défenseurs de l'environnement

    L'Everest s'étend sur quatre districts tibétains : Dingri, Nyalam, Gyirong et Dinggyê. En 1988, afin de préserver le patrimoine écologique unique de ce lieu, le gouvernement de la région autonome du Tibet a approuvé la création d'une réserve naturelle, qui se déploie sur 33 000 km² autour du mont et comprend des canyons profonds situés au sud de l'Himalaya. En 1994, cette zone de protection a été inscrite sur la liste des réserves naturelles chinoises de rang national et en 2003, a rejoint le Programme sur l'Homme et la biosphère (MAB) de l'Unesco.

    Malgré une altitude moyenne supérieure à 4 000 m et un milieu écologique très fragile, cette réserve naturelle du mont Everest abrite près de 90 000 habitants. En raison du froid, de la faiblesse des infrastructures de transport et de l'éparpillement des foyers, la moitié des locaux vivent au-dessous du seuil de pauvreté fixé par le gouvernement chinois. Ainsi, les besoins en ressources naturelles s'avèrent d'autant plus importantes pour ces agriculteurs et bergers, ce qui constitue de fait une menace écologique considérable.

    « Dans cette réserve naturelle, les résidents locaux sont devenus des gardiens de l'environnement. Il s'agit là de notre plus grande réussite », remarque Kelsang Drolma, directeur adjoint du bureau d'administration de la réserve naturelle du mont Everest.

    Losang habite le village de Gangga, dans le district de Dingri. Auparavant, il coupait régulièrement des pins, à la fois pour se chauffer et pour faire la cuisine. Mais depuis que le gouvernement a financé l'installation de digesteurs, presque la moitié des habitants de Gangga, dont la famille de Losang, utilisent dorénavant le biogaz, ce qui a permis de réduire considérablement la consommation de bois de chauffage.

    Le village de Gyirong, dans le district du même nom, est situé à plus basse altitude. Bien que couvert de forêts denses, ce village n'est pas pour autant laissé au dépourvu en termes de protection. Chaque année, trois jours sont donnés aux habitants pour couper des arbres morts ou malades. En dehors de cette période fixée à l'avance par les autorités compétentes, l'accès aux montagnes est interdit », présente Dorje, directeur du bureau d'administration en charge de la protection environnementale dans le district de Gyirong.

    Afin de protéger les forêts et les prairies, le nombre de yaks et de moutons élevés dans la réserve est limité. Les agriculteurs et les bergers reçoivent en contrepartie des compensations. Par exemple, un dédommagement de 200 yuans est prévu pour la perte d'un mouton. Le montant passe à 1 000 yuans s'il s'agit d'un yak ou d'un cheval. Grâce à cette mesure, la famille de Losang reçoit chaque année plus de 10 000 yuans d'indemnités.

    Déchargés, dans une certaine mesure, de leurs tâches agricoles et pastorales, beaucoup d'habitants se sont mis à exercer de nouveaux métiers en rapport avec la protection de l'environnement, comme garde forestier, agent d'entretien ou protecteur de la faune sauvage. On compte pour l'heure 1 157 gardes forestiers dans le district de Dingri, un chiffre qui tend à augmenter.

    Un refuge pour les espèces rares

    D'une altitude comprise entre 1 400 et 8 800 m, la réserve naturelle du mont Everest est non seulement la plus élevée au monde, mais également celle affichant le plus grand dénivelé. La biodiversité y est particulièrement riche : y vivent plus de 2 000 variétés de plantes supérieures et 53 espèces de mammifères, parmi lesquelles 47 rares, végétales ou animales, sont menacées d'extinction.

    Depuis la création de la réserve naturelle du mont Everest, et notamment depuis la mise en œuvre par le gouvernement central du mécanisme de compensations écologiques au Tibet (dédommagement pour les pertes causées par un animal sauvage, entre autres), le nombre d'animaux sauvages s'accroît.

    Tel est le cas de l'once (ou panthère des neiges), un félin carnivore connu comme le « roi des neiges ». Au siècle dernier, l'once figurait encore parmi les espèces en voie de disparition. Mais depuis la création de la réserve naturelle du mont Everest il y a 20 ans, leur population a rapidement crû. On les trouve d'ailleurs aux alentours de deux fois plus de villages qu'auparavant. En 2012, 40 têtes de bétail avaient subi des attaques perpétrées par des onces.

    « Sur l'Everest, les onces sont responsables de plus de la moitié des pertes de bétail dues aux animaux sauvages », indique Kelsang Drolma. Pour compenser les dommages subis par les éleveurs, le gouvernement leur alloue 3 500 yuans par yak et 500 yuans par mouton tué par des attaques d'onces. Le gouvernement finance en outre les clôtures et les fils barbelés pour barrer l'accès de la zone d'élevage aux animaux sauvages. Par ailleurs, en mai 2014, des caméras infrarouges ont été installées dans des lieux régulièrement fréquentés par des onces afin de fournir de plus amples données utiles à la protection de cette espèce.

    Espèces sauvages de deuxième rang selon le système de protection nationale, les grands bharals (ou moutons bleus), principales proies des onces, ont néanmoins élargi progressivement leur nombre dans la réserve naturelle du mont Everest. Un troupeau d'une dizaine de grands bharals y a trouvé refuge et ne se montre pas farouche à l'approche des alpinistes et des touristes.

    Bien qu'il ne soit pas rare que les animaux sauvages dégradent les cultures et les habitations des locaux ou blessent des touristes, ils ne sauraient être tenus responsables de leurs actes. Il convient de les protéger. Dans certains villages où ils errent fréquemment, du personnel a été recruté pour défendre les animaux face au braconnage et pour mettre régulièrement à leur disposition les aliments que ces bêtes préfèrent.

    « Nous avons l'intention de créer un poste de secours qui donnera une meilleure protection aux animaux sauvages blessés ou égarés de leur troupeau », ajoute Kelsang Drolma.

    En plus des animaux, les plantes reçoivent aussi un soin particulier dans la réserve naturelle. Selon Tsewang, directeur adjoint de la filiale de la réserve naturelle de l'Everest du district de Gyirong, des pépinières ont été construites pour des variétés d'arbres rares, en respectant bien leur habitat naturel en termes d'altitude, de température et d'humidité.

    Refus des ordures

    De plus en plus d'alpinistes et de touristes sont attirés par cette région possédant un paysage singulier et de nombreuses espèces rares. À ce jour, plus de 3 500 personnes ont grimpé au sommet de l'Everest qui culmine à 8 848 m d'altitude.

    Avec l'augmentation du nombre de visiteurs, la quantité d'ordures a aussi augmenté, ce qui constitue un grand défi pour le travail de protection de l'environnement dans la réserve naturelle. Des employés aidés de véhicules d'entretien travaillent au nettoyage de la zone. Les ordures sont transférées dans le district de Dingri pour y être traitées après avoir été triées.

    Afin de faire progresser la conscience écologique des visiteurs, la réserve naturelle de l'Everest a fait fabriquer des sacs poubelle, offerts gratuitement aux alpinistes et aux touristes.

    Une autre activité des touristes menace l'environnement : l'ouverture de nouvelles routes. Du fait que les chemins menant au mont Everest, tous en terre, sont difficiles à emprunter, certains touristes créent de nouvelles routes, détruisant l'écosystème et la végétation.

    Pour régler ce problème, le district de Dingri est en train de faire construire une route asphaltée longue de 100 km qui mènera au camp de base de l'Everest.

    « Après la mise en service de cette nouvelle route, un centre de services sera établi à 79 km du camp de base de l'Everest. Les touristes devront garer leurs voitures dans le centre, puis prendre un véhicule électrique silencieux, présente Wang Xudong, maire adjoint du district de Dingri. En 2013, le nombre des voitures privées a dépassé 17 000 dans la réserve naturelle. La construction du centre de services peut non seulement contrer l'influence des émissions de CO2 sur les glaciers, mais également éviter que les coups de klaxon n'effraient les animaux. »

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