Les nouveaux progrès dans la purification de l'air
  2014-03-12 15:53:51  La Chine au présent

Le 18 septembre 2013, à l'université normale de Hainan, un employé examine la densité des PM2,5. (CFP)

Depuis quelques années, la pollution de l'air en Chine est devenue un problème qui essouffle les Chinois. Les brouillards de pollution sont de plus en plus fréquents et deviennent un réel sujet d'inquiétude en Chine.

Le 12 février dernier, le Conseil des affaires d'État a pris davantage de mesures pour trouver des solutions aux problèmes de pollution de l'air et aux brouillards de pollution. Ces mesures seront axées sur le réajustement des structures énergiques et l'utilisation de taxes, du barème des prix, de l'octroi d'aides en vue de lutter contre la pollution. Enfin, il a également été décidé d'investir une dizaine de milliards de yuans pour régler le problème de la pollution atmosphérique.

La bataille contre le brouillard

Au début de l'année 2013, après l'intense vague de brouillards de pollution qui a frappé la Chine, a été lancé le programme de contrôle de qualité de l'air et de prévision atmosphérique. Les résultats des contrôles de la qualité de l'air dans 74 villes commencèrent à être affichés sur le site du ministère de la Protection de l'Environnement. Ces données sont disponibles pour chaque mois, chaque trimestre et chaque année, sous forme de tableaux comparatifs et d'analyses afin que la population puisse avoir une vision réelle de la qualité de l'air.

Aujourd'hui, 190 villes chinoises mettent à jour quotidiennement les données sur la qualité de l'air. La population peut se renseigner sur celles-ci sur Internet ou sur une application pour smartphone. D'après un article de Linda Greer, membre du conseil pour la protection des ressources naturelles américain (the Natural Resources Defense Council), publié dans le site du Washington Post : « L'exigence de transparence des données est la mesure phare que la Chine a mis en place pour contrer la pollution et c'est celle qui sera la plus efficace ! Sur ce point, cette méthode a fait passer la Chine de 'dernier élève'au rang de 'meilleur élève'. »

Dans le même temps, le gouvernement chinois s'efforce de lutter activement contre la pollution de l'air en octroyant des subventions et soutiens financiers et en encourageant l'utilisation d'énergies propres. Dans la lutte contre les brouillards de pollution, produits du développement industriel, le gouvernement chinois a déjà à plusieurs reprises exprimé clairement sa volonté de transformer son système de développement économique, même si cela doit sacrifier la vitesse de développement et stopper l'ère de « la course au PIB » pour enfin entrer dans une ère de développement écologique.

En septembre 2013, Le gouvernement chinois avait fait paraître le Plan d'action de prévention de la pollution atmosphérique. Ce plan était accompagné d'une subvention à la hauteur de 280 milliards de dollars. Celui-ci a été souvent décrit comme le plan de prévention de la pollution atmosphérique le plus sévère que le gouvernement ait jamais mis en place et devint un symbole de la volonté du gouvernement chinois de lutter contre la pollution de l'air.

Le principal but mis en avant dans ce plan est de faire disparaître en cinq ans ou plus, si nécessaire, la pollution de l'atmosphère et d'améliorer la qualité de l'air au niveau national. Les buts spécifiques à chaque région y sont également bien définis. Chaque tâche à accomplir y est décrite de façon précise et possède un emploi du temps et un niveau à atteindre : les villes-préfectures doivent baisser leur taux de particules inhalables de 10 % par rapport à 2012 et le nombre des jours non pollués augmentent d'année en année. Beijing, Tianjin et le Hebei, ainsi que les régions du delta du Yangtsé et du delta de la rivière des Perles doivent faire baisser la concentration en particules inhalables de 25 %, 20 % et 15 % respectivement. D'ici à 2017, les émissions des industries polluantes doivent baisser de 30 %, le charbon doit, à terme, être inférieur à 65 % de la proportion totale des énergies utilisées. Actuellement, le ministère de la protection de l'environnement obligent 31 provinces et régions autonomes chinoises à s'engager pour remplir les obligations définis par le plan pour s'assurer que les objectifs seront atteints.

En plus, la Chine a également cherché à résoudre le problème de la pollution de l'air par la coopération internationale. En décembre 2013, lors du sommet de coopération internationale de l'Asie de l'Est sur la pollution atmosphérique et les industries écologiques, la Chine, le Japon et la Corée du Sud ont déclaré que la prévention de la pollution de l'air était une responsabilité commune des trois pays. En matière de développement des industries de protection de l'environnement et de l'économie verte, les trois pays jouissent des avantages en ressources, des opportunités de marché et de grandes potentialités ; ils partagent les intérêts communs dans le domaine du développement durable en Asie de l'Est. Les participants ont proposé que la Chine, le Japon et la Corée du Sud renforcent leur coopération dans ce domaine, élargissent davantage leur marché et encouragent le transfert des techniques pour apporter du bonheur aux peuples d'Asie de l'Est.

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