La ligne ferroviaire Qinghai-Tibet
  2012-12-18 08:46:45  cri

Si l'on passe par la prairie du nord du Tibet, on peut apercevoir le chemin de fer qui serpente la vallée. Ici et là galopent des antilopes, c'est un spectacle unique en Chine. Rien ne vaut d'ailleurs un voyage en train pour jouir de ce paysage que l'on ne peut admirer qu'ici.

Le chemin de fer reliant la province du Qinghai et la région autonome du Tibet constitue le symbole de l'exploration vers l'ouest du pays. Les investissements ont été à la hauteur de l'ambition des autorités pour le développement de ce projet. En tout c'est plus de 2 milliards de yuans qui ont été investis.

Mise en service en juillet 2006, la ligne a permis de développer considérablement le tourisme au Tibet. Dès lors, les infrastructures touristiques se sont sans cesse développées au Tibet ; la province a accueilli en 6 ans près de 32 millions de visiteurs, chinois et étrangers. Les affaires marchent plutôt bien car les revenus provenant du tourisme se montent à plus de 10 milliards de yuans. TANG Changxiang est le responsable des recettes du bureau du tourisme du Tibet :

« Depuis 12 ans, le tourisme au Tibet est devenu petit à petit l'industrie pilier de la région. Et avec le développement du tourisme, on s'est mis à attacher une grande importance à la protection de l'environnement. Et c'est toujours une priorité pour nous. »

La protection de l'environnement et le développement économique interviennent toujours en parallèle. Le Tibet aujourd'hui est plus beau, les montagnes sont plus vertes, et les rivières plus limpides. Avant la construction du chemin de fer, on s'inquiétait beaucoup de l'impact de ce projet sur l'environnement et sur l'éco-système. Mais aujourd'hui en revanche, on peut se rendre compte que l'harmonie entre l'homme et la nature est possible. ZHONG Jun, chef adjoint de l'office de la socièté de chemin de fer reliant le Qinghai et le Tibet :

« notre travail de protection de l'environnement réside principalement dans la préservation des zones naturelles pour les animaux sauvages. Il faut veiller à la construction de passages pour la migration des animaux sauvages. Il s'agit aussi de proteger et de sauvegarder les plantes des régions froides ; ainsi on assure la conservation des paysages du plateau et des terres humides. Il faut également veiller à garantir la qualité d'eau des rivières. »

Outre la ligne de chemin de fer, le gouvernement central et la région autonome du Tibet ont aussi construit 21 zones de protection écologique, 7 parcs forestiers de niveau national et 3 parcs géologiques. En tout, on dénombre 47 zones de protection de différentes catégories et de différents niveaux administratifs. Un projet de vaste envergure puisque la superficie totale des zones protégées couvre plus d'un tiers de la superficie totale du Tibet. ZHENG Guoping, responsable de la Commission de développement et de réforme attachée à la région autonome du Tibet :

« Les constructions écologiques et la protection de l'environnement constituent les prémisses de la stratégie de l'exploration vers l'ouest, c'est un choix qui a été fait en fonction des particularités du Tibet. C'est ce qui maintient le développement durable de l'économie et de la société au Tibet. »

En 12 ans, une série de mesures ont été prises pour préserver le système écologique au Tibet. On a bati des zones de constructions écologiques, on s'active au reboisement, à la préservation de la terre et de l'eau. Mais ces mesures sont-elles efficaces ? HE Gang est expert de ces questions et il officie à l'Académie des Sciences sociales du Tibet :

« Selon le dernier rapport sur l'environnement, la qualité de l'eau et la qualité de l'air au Tibet est pas très bonne et on est arrivé au niveau du statut original et naturel. Le Tibet est toujours l'un des endroits dont l'environnement naturel est le mieux préservé du monde. C'est grâce à un mode de développement économique qui prête attention en même temps à l'écologie, que nous y sommes parvenu. »

Les dernières années ont également marqué une nette amélioration des conditions de vie des agriculteurs et des éleveurs. La nécessité de protéger l'environnement et d'avoir une conduite écologique est bien entrée dans les moeurs des populations locales. Désormais les énergies vertes, comme l'énergie solaire et le gaz de marais, sont largement utilisées chez eux..

Le village Bagaxue du bourg Dagze à Lhassa en est le parfait exemple. Il a été désigné « village écologique » en 2011. Dans ce village, on utilise le gaz de marais depuis 2006. Aujourd'hui, la plupart des villageois en profitent pour faire la cuisine. Drasang est une villageois de Bagaxue, qui comme tout le monde ici, utilise le gaz de marais pour faire le thé à l'huile. C'est le petit déjeuner à la tibétaine, qu'elle prépare pour toute la famille :

« Auparavant on utilisait de la bouse pour faire du feu, mais ça produisait beaucoup de fumée dans la maison et ça prennait beaucoup de temps. Avec le gaz de marais, en plus, tout est propre, et on économise, c'est un nouveau moyen très vert. »

Le progès, que le développement économique apporte, semble soulever l'enthousiasme des populations locales. Si le succès est au rendez-vous, de plus en plus de monde voudra avoir accès à cette nouvelle modernité. Dans ce cas le développement respectueux de l'écologie sera-t-il encore possible ? Est-ce un modèle viable à moyen terme ? Monsieur ZHENG Guoping, affiche sans embage les objectifs de la Commission de développement et de réforme de la région autonome du Tibet :

« ces 12 ans constituent une période où notre région s'est développée et où les bénéficies ont été grands. Nous allons nous tenir à nos principes de développement en continuant de porter une grande attention ) la qualité de notre environnement. Notre but final est d'amélioré encore davantage la vie du peuple au Tibet, et sur ce point, nous sommes confiants et nous allons nous efforcer de le réaliser. »

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