Le sénateur philippin Joker Arroyo s'est plaint récemment que pour la confrontation sino-philippine survenue récemment au large de l'île de Huangyan dans la mer de Chine méridionale, l'Asean (Association des nations de l'Asie du Sud-est) n'ait pas même sorti une résolution exprimant une préoccupation ou une sympathie et que son pays soit comme un enfant orphelin. Il s'est plaint encore des Etats-Unis en disant que ce pays agira seulement quand ses propres intérêts sont menacés. On peut constater par là que les Philippines sont conscientes de leur situation dans la confrontation avec la Chine dans les eaux chinoises de la mer de Chine méridionale.
Si les Etats-Unis et l'Asean n'ont pas participé à la chorale formée par les Philippines, c'est parce que leurs stratégies et intérêts sont différents.
Ces dernières années, avec un développement rapide de la Chine et l'élévation de son influence dans la région, les Philippines ont commencé à s'inquiéter. Ce pays se fait alors des illusions sur « la menace chinoise s'il n'agira pas ». Alors, en profitant de la stratégie américaine de « retour en Asie-Pacifique », les Philippines deviennent une force de choc pour fomenter des événements sur le problème de la mer de Chine méridionale, dans la tentative d'avoir plus d'intérêts statégiques et de capitaux diplomatiques et d'accroître leur influence régionale.
Les Etats-Unis et les Philippines maintiennent depuis longtemps une relation alliée très étroite. Lors de sa visite en novembre dernier aux Philippines, la secrétaire d'Etat américaine Hilary Clinton a déclaré que les Etats-Unis espéraient aider les Philippines à garder la « frontière des eaux ». Grâce à ces propos, les Philippines se sentent encouragées dans la provocation conte la Chine. Mais, ce qui a déçu les Philippines, c'est qu'après l'événement de confrotation au large de l'île de Huangyan, les Etats-Unis n'ont pas exprimé jusqu'aujourd'hui leur soutien aux Philippines. Beaucoup de médias américains ont dit même qu'au moment où on a besoin de l'aide chinoise dans la solution des problèmes tels que le dossier nucléaire iranien, la situation de la péninsule coréenne et la crise de la Syrie, Washington ne mécontentera pas Beijing pour la mer de Chine méridionale et espèrera que les Philippines « se conduisent correctement ».
Les principes du droit et de l'Histoire témoignent que la Chine possède la souveraineté incontestable de différentes îles de la mer de Chine méridionale ainsi que des eaux avoisinantes. Si les Etats-Unis agissaient pour le compte des Philippines, non seulement leurs activités ne seraient pas justifiées, mais aussi, elles pourraient blesser les relations sino-américaines et détruire finalement le réajustement de leur stratégie globale.
Pour l'Asean, les Philippines avaient envisagé, à l'aide de sa qualité d'un des pays fondateurs de l'Asean, d'impliquer les pays membres de cette organisation régionale dans la solution du litige dans la mer de Chine méridionale. Cependant, cette proposition a été critiquée par beaucoup de pays de l'Asean. Lors du sommet de l'Asean tenu récemment à Phnom Penh, le Premier ministre du Cambodge, présidence tournante de l'Asean, Hun Sen, a souligné que le problème de mer de Chine méridionale doit être réglé par les pays de la région au lieu d'être commandé par des pays hors de la région. La déclaration du président adoptée à l'issue du sommet réaffirme aussi que la « Déclaration de conduites des parties en mer de Chine méridionale » est un document de jalon signé entre l'Asean et la Chine.
La conscience de l'Asean est basée sur des points suivants : l'amitié et la coopération entre l'Asean et la Chine possèdent une base profonde et historique. Surtout depuis l'établissement des relations de dialogue entre les deux parties il y a un peu plus de 20 dans, la coopération amicale de bon voisinage a connu un développement tous azimuts, apportant des avantages énormes au peuple chinois et à ceux des pays de l'Asean. Le président indonésien Susilo Bambang Yudhoyono a déclaré que la Chine fait une importante contribution pour la construction de la communauté de l'Asean. La première ministre thailandaise Yingluck Shinawatra a aussi estimé que la Chine est « une partenaire responsable et constructive » de l'Asean. L'Asean ne veut pas détruire les bonnes relations avec la Chine.









