Quelques mots sur Jean-Yves Thibaudet
  2012-02-23 16:14:31  cri
Un pianiste français en concert à Beijing, ce n'est pas un événement extraodinaire, mais cela a quand même de l'importance. Le 19 février, Jean-Yves Thibaudet a joué avec l'Orchestre symphonique de Beijing. C'est la première fois que cet orchestre invitait ce pianiste mondialement connu.

Avant l'interview, j'avais cherché des informations sur ce pianiste. Jean-Yves Thibaudet n'est pas un musicien classique comme on l' imagine. Par exemple, il aime la mode. Selon lui, la mode est une forme d'art : tout comme la musique et la peinture, les grands créateurs de mode sont des artistes. Jean-Yves Thibaudet se maquille, il n'aime pas les queues de pie, il porte un clou à l'oreille et des vêtements confectionnés spécialement pour lui par la designer Vivienne Westwood. Mais ça ne gêne personne. Au contraire, en plus de sa musique somptueuse, on s'intéresse à son goût exigeant pour l'habillement. La tenue sert « d'une part à respecter le public, d'autre part à la beauté du concert. » S'habiller de façon moderne, c'est aussi une façon d'attirer l'attention des jeunes. La musique classique n'est pas seulement destinée aux personnes âgées. Pour comprendre la musique classique, il suffit de s'asseoir et d'ouvrir les oreilles. On peut être branché et amateur de musique classique. Jean-Yves Thibaudet veut aussi transmettre un message : les musiciens sont comme tout le monde. Ainsi, le public se sent plus proche des musiciens.

Le premier jour où j'ai vu Jean-Yves Thibaudet, il buvait du Coca Zéro. Et le lendemain, du thé. N'oubliez pas : il adore les dim sum du Guangdong et le canard laqué de Beijing !

La veille du concert, j'ai assisté à la répétition. J'étais un peu en retard. Le premier morceau, « I got rythm », était déjà fini. Quand je suis entrée dans la salle de concert, j'avais l'impression d'arriver dans un monde d'eau. Le timbre du piano était si limpide ! Comme c'était beau et romantique ! J'ai retenu le titre de l'oeuvre : concerto pour piano N.2 de Liszt.

Le jour du concert, « I got rythm » et le concerto pour Piano N.2 ont été chaleureusement accueillis par le public, qui n'a cessé d'applaudir pour que le pianiste français joue encore.

Après plusieurs rappels, Jean-Yves Thibaudet a terminé par un nocturne en mi bémol majeur de Chopin.

Je voudais aussi parler de l'Orchestre symphonique de Beijing. Sans sa bonne interprétation, le concert ne serait pas si excellent. Sous la baguette de Tan Lihua, tout est irréprochable. Le traitement de la musique est soigné. Il exprime des pensées profondément intériorisées. C'est un peu comme si le piano et l'orchestre se répondaient mutuellement. « Excellent, on s'est surpassé.» a déclaré joyeusement Li Jin, responsable de service de la presse de l'Orchestre.

Moins connu que l'Orchestre royal du Concertgebouw qui était aussi en concert le même soir mais au Grand Théatre National, l'Orchestre symphonique a fait le pari qu'il pourrait faire venir le public et lui offrir une soirée poétique. Il a activement préparé le concert et il a remporté son pari.

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