
Rucheng, un district au sud-est de la province du Hunan, se trouve à la jonction des trois provinces : le Hunan, le Guangdong et le Jiangxi. Il occupe ainsi un emplacement avantageux. Depuis les temps anciens, les chefs militaires l'ont considéré comme une importante base militaire.
Le district de Rucheng occupe une superficie de 2401 km². La population est de 360000 dont 58 000 habitants des minorités ethniques. On compte au total 27 ethnies à Rucheng, y compris les Han, les Yao, les She, les Miao et les Dong etc. Ils créent ensemble une culture multiethnique. Les Yao et les She sont les deux principales ethnies minoritaires résistantes à Rucheng. On va voir d'abord les us et coutumes des Yao.

Les Yao, une minorité ethnique chaleureuse et hospitalière. Ils sont travailleurs et intelligents, très bons en danse et en chants. Les Yao ont gardé leur propre langue, coutume, music et artisanat jusqu'à aujourd'hui. Ils possèdent une culture traditionnelle et riche, interprétée par de nombreuses activités folkloriques. Par exemple, le dragon à l'encens, Xianghuolong, a été inscrit au patrimoine culturel immatériel du pays. La danse du bœuf printanier ( Wuchunniu ), la représentation des histoires antiques et modernes ( Zhuanggushi ), la fabrication du papier à l'ancienne ( Gufa zaozhi ) ensemble avec les autres 20 activités folkloriques ont été classées au patrimoine culturel immatériel de la province du Hunan ou de la ville de Chenzhou. Le district de Rucheng est appellé la ville de la culture et des arts traditionnels chinois par le ministère de la culture en 2008. Le directeur du bureau du tourisme du district de Rucheng, M. LIU Hui, nous présente ceci :
« Nous, les Yao, célébrons des fêtes traditionnelles à nos propres manières. Par exemple, en ce genre d'occasion, on fait la danse du dragon à l'encens, une prière pour une bonne récolte. Mais les Yao des différents villages représentent des spécialités. Par exemple monter un escalier de couteaux ou franchir un dragon de feu sont des activités folkloriques typiques des Yao du Lingxiu village du Sanjiangkou bourg. Ces spectacles sont palpitants. On monte pas à pas sur les tranchants des couteaux qui composent un haut escalier sans entamer les pieds nus. Et franchir le dragon de feu, c'est en fait marcher sur une longue rangée de charbons brûlants, qui ressemble à un dragon de feu. »
En plus de ces activités intéressantes, il ne faut pas oublier les chansons des Yao, spécialement les paroles ne sont pas fixées. Il y a un proverbe des Yao qui dit : qu'il ne faut pas un titre pour chanter, justement chante quand arrive l'idée de chanter. HUANG Shizhang, le secrétaire de cellule du PCC du village Zhongxin du Bourg Sanjiangkou, nous donne un exemple des chansons des Yao et nous explique :
« C'est une chanson dans laquelle il parle de cigarette. Il dit: j'ai envie de fumer mais je n'ai pas de feu. Et puis, je pense à mon amoureuse, je trouve que les gens autour de nous sont nombreux. Pour les Yao, chanter, c'est une chose simple. Quand on va chercher du bois dans la montagne, on chante, c'est un moyen pour nous de nous relaxer. Quand les bagatelles familiales nous empoisonnent, nous chantons et nous nous retrouverons joyeux. »









