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    Yuan Zhongyi 袁仲一, célèbre archéologue
      2011-12-02 10:44:35  cri

    Yuan Zhongyi 袁仲一est aujourd'hui âgé de 79 ans. Il était conservateur du Mausolée de l'empereur Qin, ou du musée des guerriers et des chevaux en terre cuite de l'empereur Qin. Il a travaillé dans l'archéologie pendant plus de quanrante ans.

    Le mausolée de l'empereur Qin qui s'étend sur environ 56 km², c'est un mausolée dédié à l'empereur Qin Shi Huangdi (IIIe siècle av. J.‑C.). L'ensemble archéologique, qui se trouve à proximité de la ville de Xi'an, comprend, d'une part le tombeau proprement dit, et d'autre part les fosses où l'on a trouvé, à partir de 1974, l'armée enterrée formée par des milliers de soldats de terre cuite. Cette dernière est parfois appelée armée de terre cuite ou armée d'argile.

    La dite tombe ,est recouverte par un tumulus haut de 115 mètres, mais n'a pas été explorée. On en connait le contenu légendaire à travers le récit de Sima Qian, un grand historien chinois.

    A environ 1 500 mètres se trouvent les fosses contenant quelques huit mille statues de soldats datant de 210 av. J-C, qui ont quasiment toutes un visage différent, et de chevaux en terre cuite. C'est « l'armée enterrée », destinée à garder l'empereur. Ces statues furent cuites dans des fours à une chaleur d'environ 900 °C, puis décorées et colorées.

    Depuis la mise au jour de l'armée enterrée, elle est considérée comme la « 8ème merveille du monde ». Yuan Zhongyi, l'homme du jour est un ancien conservateur de cette armée enterrée, du Mausolée de l'empereur Qin. En évoquant sa carrière d'archéologue, il nous confie ce qui suit :  « L'archéologie est une belle chose. Elle me permet de voir de temps en temps des objets anciens qui datent de plusieurs millénaires. On peut souvent voir des objets que les autres ne peuvent pas voir. Les archéologues sont toujours les premiers à découvrir les objets fraîchement exhumés. »

    Yuan Zhongyi nous confie que la première grande découverte qu'il a faite était de mettre au jour en 1972, dans le district de Sanyuan三原, le tombeau Li Shou李寿, oncle de l'empereur Taizong 太宗des Tang, (618-907 de notre ère). Selon Yuan Zhongyi, il a mis au jour un sarcophage, fait de manière très parcticulière. Il ressemblait à une maison. Au milieu de laquelle, on a trouvé deux portes, sur lesquelles étaient posées des serrures. Après les avoir ouvertes, on était à l'intérieur du sarcophage.

    Ce fut une grande découverte à l'époque. Du fait elle était unique, du moins au niveau national. Pour Yuan Zhongyi ce fut un bon début, une bonne augure. Du fait que deux années plus tard, il a fait une découverte encore plus importante et de renommée mondiale. Elle serait la 8ème merveille du monde.

    En 1974, Yuan Zhongyi se joint à l'équipe d'archéologues chargée de mettre au jour l'armée enterrée de l'empereur Qin. On l'écoute évoquer les conditions dans lesquelles il travaille :  « A l'époque, il n'y avait pas de logement sur le champs de fouilles, on était obligé de nous coucher sous un arbre, dans la cour d'une famille paysanne. Avec le temps qu'on devait passer, on empruntait aux locaux deux pièces, qui pourtant étaient prévues pour abriter des cercueils. On enlèvait les objets inutiles et les nottoyait. On achètait des nattes de pailles et les déploie par terre. C'est ainis qu'on était logés. C'est ici qu'on faisait la cuisine. la fumée noircissait nos narines. On n'avait alors ni bureau ni chaise. Tout se faisait par terre. Le jour, on creusait la terre et le soir, on remettait en ordre les documents jusque tard dans la nuit. »

    Effectivement, les conditions de travail étaient très difficiles. Pour beaucoup de gens, l'archéologie est le genre de travail dur et monotone. Donc, pour être archéologue, il faut faire preuve de perséverence et de patience.

    Tout à fait. Les chevaux et les guerriers en terre cuite qu'on voit actuellement, n'ont été autre que des débrits lors de leur exhumation. Une figurine peut se casser en deux cents ou trois cents ou jusqu'à plus de mille morceaux. C'est aux archéologues de les rassembler, de les rétablir. Il leur faut donc du temps et de la patience. Mais Yuan Zhongyi est très séduit par le métier d'archéologue. On écoute une dernière fois Yuan Zhongyi : « J'éprouve des sentiments pour les soldats et les chevaux en terre cuite. C'est moi qui les ai mis au jour, les uns après les autres. On est ensemble du matin au soir. On est de très bons amis. J'ai de sentiments pour eux. Dès que je les vois, je peux vous dire leur originalité, ils sont exhumés de quel tombeau, leur taille et leur poids. Tout ça, je les connais par coeur. Tout comme un chef de compagnie connait ses soldats. Comme j'ai des sentiments pour eux, je ne peux me séparer d'eux. »

    Dès son exhumation, l'armée enterrée séduit les chefs d'Etat de nombreux pays. Elle est qualifiée de « Merveille du monde, de fierté nationale » par Lee Kuan Yew, ancien Premier ministre singapourien et de « la 8ème merveille du monde » par l'ancien président français Jacques Chirac.

    Yuan Zhongyi est d'autant plus rassuré par l'octroi par l'Espagne, du prix Prince des Asturias aux archéologues chinois pour leurs études sur l'armée de soldats en terre cuite. Pour la première fois, le prix est attribué aux Chinois depuis sa création en 1980, il y a de cela trente ans.

    Après avoir pris la retraite, Yuan Zhongyi poursuit ses recherches en terme d'archéologie. Il nous confie qu'il fait de l'archéologie, que c'est son plus grand plaisir dans la vie, il considère les soldats et chevaux en terre cuite comme ses propres enfants, dont il ne peut jamais se séparer.

    (Yannine)

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