Ces dernies jours, le gouvernement central chinois et les représentants personnels du dalaï lama ont eu leur 9ème rencontre depuis le rétablissement en 2002 des contacts entre eux. Zhu Weiqun, directeur adjoint du Département du Travail du Front uni du Comité central du Parti communiste chninois, a déclaré, lors d'une conférence de presse tenue mardi à Beijing, que la politique du gouvernement central à l'égard du dalaï lama est constante et claire, et que la porte aux contacts et discussions demeure ouverte. Mais, il a souligné qu'il est impossible de parler des choses de l' « indépendance déguisée » comme le « grand Tibet » et le « haut degré de l'autonomie ». Il a espéré que le dalaï lama pourraient bien regarder la réalité, changer la position et faire un choix correct lorsqu'il est encore en vie.
Du 26 au 31 janvier, les représentants personnels du dalaï lama, Lodi Gyari et Kelsang Gyaltsen, ainsi que leur aides, soit au total 5 personnes, sont retournés en Chine. Du Qinglin, vice-président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois et directeur du Département du Travail du Front uni du Comité central du Parti communiste chinois, les a reçus. Les directeurs adjoints du Département du Travail du Front uni du Comité central du Parti communiste chinois Zhu Weiqun et Sita, et le vice-président du Comité permanent de l'Assemblée populaire de la Région autonome du Tibet Tsering ont eu avec eux une journée d'entretiens. Zhu Weiqun a affirmé que « comme d'habitude, les positions des deux parties restent toujours diagonalement opposées. Ecoutons M. Zhu :
« Le gouvernement central chinois et le gouvernement de la Région autotome du Tibet sous sa direction sont le représentant de la population tibétaine. Lodi Gyari et sa suite n'ont pas de statut légal pour discuter des affaires de la Région autonome du Tibet avec nous. Ils ne sont que les représentants personnels du dalaï lama. Pour des problèmes abordés, ils ne pourraient être que celui des perspectives du dalaî lama et du petit groupe des gens autour de lui, à savoir le problème comment le dalaï lama renoncera à ses paroles et actes scissionnistes pour gagner la confiance des autorités centrales et obtenir de la compréhension de la part du peuple du pays. »
Les négociations ont été suspendues pendant plus d'un an après des entretiens en novembre 2008. La raison principale consiste dans le fait qu'ils (la partie du dalaï lama) ont ouvertement déclaré cesser les contacts et le dialogue avec les autorités centrals. Zhu Weiqun a souligné que même dans ces circonstances, les autorités centrales n'ont pas fermé la porte des contacts et du dialgoue. Elles ont arrangé, à la demande de la partie du dalaï lama, cet entretien, incarnant ainsi pleinement la sincérité et l'attiltude constante du gouvernement central. Il a indiqué que le présent entretien a obtenu quatre résultats. Ecoutons M. Zhu à ce sujet :
« Le premier résultat, cette fois-ci, nous avons arrangé leur visite au district autonome des minorités ethniques Miao et Tujia dans la province du Hunan, ce qui leur a permis de bien connaître la réalité de notre pays et l'application du système d'autonomie dans les régions peuplées par des ethnies minoritaires. Le deuxième, après un peu plus d'un an d'intervalle, le vice-président du Comité national de la Conférence consultative politique du Peuple chinois, Du Qinglin, les a rencontrés. Il leur a présenté l'édification du pays, les célébrations du 60ème anniversaire de la proclamation de la République populaire de Chine et la 5ème réunion des autorités centrales sur le travail du Tibet, ce qui les aidera à comprendre davantage le principe et les politiques récents du gouvernement central. Le troisième, nous avons mené avec eux des discussions acharnées qui aideront le dalai lama à connaître la position où il est. Le quatrième, M. Lodi Gyari a suggéré sincèrement qu'on va discuter encore. Cette attitude est bonne par rapport à celle manifestée lors de l'entretien précédent. »










