La Standard Chartered reste sur la voie de la croissance, ayant bien résisté à la crise financière mondiale, et ce largement grâce à ses opérations en Asie, notamment en Chine, a indiqué M. Bindra dans un entretien accordé à Xinhua en marge du Forum économique mondial (WEF, World Economic Forum) à Davos.
Ce que cette crise financière a créé, c'est un marché dans les endroits les plus peuplés du monde, a observé M. Bindra.
"Ce que nous réalisons, c'est que l'Asie sera le centre d'attention, du fait que les marchés émergents se développent rapidement (...)", a-t-il indiqué. "Nous ne pouvons pas nous abstenir de faire de colossaux investissements en Chine. Et pour les pays tels que la Chine et l'Inde, nous n'avons pas de limite."
Selon M. Bindra, les ambitions de la Chine de faire de Shanghai un centre financier mondial et de faire de sa monnaie (le RMB ou yuan) l'une des principales devises de réserve aideront les banques étrangères à élargir leurs affaires en Chine.
Pour cela, la Chine va libérer son marché des capitaux à un rythme raisonnablement rapide, a indiqué le banquier.
Selon lui, un sens commun a été atteint lors du WEF selon lequel les marchés émergents tiennent le haut du pavé dans le redressement économique mondial.
Une confiance renouvelée existe en Asie. De nombreuses personnes ont l'idée reçue selon laquelle si les économies occidentales ont des difficultés, les marchés émergents les suivront, mais cela n'a pas eu lieu cette fois-ci, a déclaré M. Bindra.
Quant aux économies occidentales, toujours vulnérables, elles connaîtront une renaissance à long terme, a-t-il prédit.
Selon lui, la différence fondamentale entre les économies occidentales et orientales consiste en un bilan comptable différent des gouvernements, des entreprises et des individus.
Aux Etats-Unis et en Europe, les gouvernements et les entreprises sont très endettés, tandis que les banques et les particuliers ne possèdent aucune épargne, a-t-il expliqué.










