La Chine est parmi les pays du monde les plus menacés par la désertification. Quelque 27% de son territoire aurait été pris par le sable ; freiner l'avancement du désert, c'est une lutte de longue date pour la Chine, et elle essaie de la combiner avec le développement des bioénergies. C'est-à-dire reboiser le désert, pour ensuite pouvoir utiliser le bois et les arbrisseaux comme combustible pour produire de l'électricité.
Bien sûr, il ne s'agit pas de détruire la végétation. Les végétaux qui poussent dans le désert, comme le « saule du désert » ou les arbrisseaux, ont une spécificité : il faut les couper tous les 3, 4, ou 5 ans, pour leur permettre de repousser. Sinon ils meurent. Ces plantes et arbres ont toutes une grande valeur calorique. Ce sont donc des combustibles de qualité. La Chine compte actuellement quelques 40 millions d'hectares de déserts « reboisables », qui serait capables d'approvisionner, s'ils sont tous reboisés, des centrales pour une capacité totale de quelques 60 millions de Kw/h. C'est ce qui ressort d'un forum sur les nouvelles énergies récemment tenu à l'Université de Beijing. La centrale bioénergétique de la Mongolie intérieure a été à l'honneur lors de ce forum. C'est la toute première centrale qui tourne aux arbrisseaux du désert dans toute la Chine, et probablement dans le monde entier ; Inaugurée le 1er janvier 2009, cette centrale a produit en un an pour 120 millions de Kw/h, et a créé quelques 6000 emplois.










