
La 15ème conférence des parties signataire de la « Convention-cadre des Nations Unies sur le Changements climatique » et la 5ème conférence des parties signataires du « Protocole de Kyoto » se sont ouvertes le 7 décembre à Copenhague, capitale du Danemark. Ces conférences ont pour l'objectif de chercher à parvenir en deux semaines à un nouvel accord au sujet de la lutte globale contre le changement climatique. S'en tenir au principe de la « responsabilité commune mais différenciée » est la clé de l'obtention des progrès sur des problèmes essentiels et de la réussite finale de la conférence.
Ces derniers jours, les pays développés et le groupe des pays en voie de développement aux négociations ont présenté, sur la base de la coordination de leurs positions, leurs propres suggestions au sujet de la signature d'un nouvel accord international ou de la modification de la « Convention-cadre des Nations Unies sur le Changement climatique » et du « Protocole de Kyoto » tandis qu'un projet d'accord avancé par quelques pays développés a suscité au sein et à dehors de la conférence de grandes discussions acharnées. Ce projet a demandé de façon unilatérale et impérative aux pays en voie de développement à établir l'objectif sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre et à fixer l'année de crête des émissions polluantes. Il propose d'affaiblir le droit des Nations Unies sur le contrôle des fonds d'aide pour faire face aux changements climatiques, de transférer ce droit à une institution spéciale contrôlée par les pays développés et de laisser ces derniers décider la fourniture ou non des aides financières d'après des actions concrètes sur la réduction des émissions polluantes des pays en voie de développement. Si l'on agissait selon des exigences d'une minorité de pays développés, la base du principe de la « responsabilité commune mais différenciée » stipulé dans la « Convention-cadre des Nations sur le Changement climatique » et dans le « Protocole de Kyoto » n'existerait plus et il n'y aurait pas de réussite pour cette conférence. Cela, on a trois causes suivantes :

Primo, ce projet a violé gravement le principe de la « responsabilité commune mais différenciée » lors de la lutte des pays développés et des pays en voie de développement contre le changement climatique. Comme les pays développés avaient accompli depuis longtemps le processus de l'industrialisation, ils ont émis sans limite, pendant 200 ans écoulés, une grande quantité de gaz à effet de serre, voilà la cause principale du réchauffement du climat de la planète. C'est justement pour cette cause historique que la « Convention-cadre des Nations Unies sur le Changement climatique » a fixé le principe de la « responsabilité commune mais différenciée ». Selon ce principe, les pays développés doivent prendre les devants pour la réduction des émissions de gas à effet de serre et fournir aux pays en voie de développement des soutiens financiers et techniques ; avec les aides financières et techniques des pays développés, les pays en voie de développement prendront des mesures pour atténuer le changement climatique ou s'y adapter. Le principe a arrêté des stipulations sur les devoirs à accomplir et les actions à prendre par les pays développés et les pays en voie de développement. Si l'on demande impérativement aux pays en voie de développement à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à fixer l'objectif, cela va évidemment à l'encontre de ce principe fondamental.

Secundo, la « Convention-cadre des Nations Unies sur le Changement climatique » et le « Protocole de Kyoto » ont stipulé que les pays développés doivent endosser la responsabilité historique et fournir aux pays en voie de développement des soutiens financiers pour les aider à faire face au changement climatique. Il s'agit d'une obligation juridique définie dans le document juridique de caractère international et que les pays développés doivent accomplir. Mais depuis l'adoption de cette convention il y a 17 ans, les pays développés n'ont pas honoré leurs promesses en matière de fonds faites dans la convention. Cela montre qu'ils manquent de sincérité en ce qui concerne le respect de leurs engagements sur le soutien financier.

Tertio, les pays en voie de développement préconisent toujours la création, dans le cadre de la convention, d'un mécanisme de la gestion des fonds. Pour assurer l'équité et l'efficacité de ce mécanisme, toutes les parties signataires de la convention ont le droit de participer à la discussion sur la distribution des fonds. Mais, à la conférence, les pays développés ont proposé d'affaiblir le droit de distribution des Nations Unies et de transférer ce droit à d'autre institution. Le but de cet agissement est de tenter de contrôler la collecte, la distribution et la circulation des fonds.










