Les représentants des différents pays participant à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques à Copenhague ont continué le 9 décembre à déployer des efforts pour parvenir à un accord final. Un des problèmes essentiels de la discussion au cours du processus des négociations : les pays développé ne se sont pas acquittés à temps de leurs devoirs et responsabilités définis dans des accords internationaux concernés. L'ambassadeur Yu Qingtai, chef adjoint de la délégation chinoise et représentant spécial du ministère chinois des Affaires étrangères aux négociations de l'ONU sur le climat, a déclaré à cet effet que sur ce problème, les pays développés devraient « être fidèles à leurs engagements et résolus à donner la suite à leurs actions ».
Parlant du projet d'un accord avancé récemment par quelques pays développés, qui demande aux pays en voie de développement d'assumer les mêmes devoirs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre que les pays développés, M. Yu Qingtai a exposé la position de la délégation chinoise. Ecoutons le : « Si l'on jette un coup d'oeil sur le texte de ce projet élaboré par une minorité de pays, on peut voir clairement qu'il vise à éliminer la distinction entre les pays en voie de développement et les pays développés. J'ai une proposition : il ne faut pas fixer des regards sur les pays en voie de développement. La foi chinoise est d'être fidèle à son engagement et résolu à donner la suite à son action. Ce que les pays développés doivent faire, c'est de se demander s'ils ont la volonté politique de réellement tenir leurs engagements. A cet égard, ce dont ils ont besoin, c'est de faire leur examen de conscience. »
Yu Qingtai a souligné que le problème sur les changements climatiques, auquel fait face l'humanité, est en effet la conséquence néfaste des émissions polluantes sans limite des pays développés dans le long processus de développement de l'histoire. Plus de 80% du gaz à effet de serre accumulés dans l'atmosphère ont été émis par les pays développés. Ecoutons M. Yu Qingtai :
« C'est justement à cause de cette raison historique et de cette responsabilité historique que la « Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques » a établi le principe sur la responsabilité commune mais différenciée sur le problème de la réduction des émissions polluantes. Un point que je voudrais souligner, c'est que la convention est un document juridique international accepté par toutes les parties signataires y compris les pays développés. Dans ce document de loi, en raison de leur responsabilité historique sur les changements climatiques, les pays développés endossent les deux devoirs : le premier, c'est de prendre les devants pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre ; le deuxième, c'est de fournir des fonds aux pays en voie de développement et de leur transférer des technologies. Je voudrais souligner encore que quand on parle du problème sur le changement climatique, la fourniture des capitaux par les pays développés aux pays en voie de développement n'est pas une oeuvre charitable ni une charité faite par les riches, mais une obligation juridique assumée par les pays développés. La base de cette obligation juridique est la responsabilité historique. Ce dont nous manquons à présent, c'est la réalisation, par les pays développés, de leurs promesses. »
Yu Qingtai a réaffirmé parallèlement que 17 ans se sont écoulés depuis l'adoption de la convention. Les promesses sur les fonds faites par les pays développés dans la convention n'ont pas été respectées. Il ne s'agit pas d'une attitude de coopération réelle. Sur le problème de la coopération en matière de fonds, les pays en voie de développement y compris la Chine estiment qu'il faut créer, dans le cadre de la convention, un mécanisme de gestion des fonds, et ils préconisent que toutes les parties signataires y participent en vue de garantir l'équité et l'efficacité de ce mécanisme.










