Le colloque sur le partenariat stratégique sino-européen, parrainé par l'Institut de politique étrangère du Peuple chinois, a été inauguré le 19 novembre à Beijing. Lors de la cérémonie d'ouverture du colloque, le vice Premier ministre chinois Li Keqiang a indiqué que la Chine et l'Europe, deux « grands » de la communauté internationale, endossent de lourdes responsabilités pour promouvoir la paix, la coopération et le développement du monde. Le fait de développer les relations entre la Chine et l'Europe correspond non seulement aux intérêts fondamentaux des deux parties, mais revêt aussi une importance planétaire de plus en plus grande, a-t-il affirmé.
Les relations sino-européennes ont toujours eu une place prépondérante dans les relations diplomatiques entre la Chine et les pays étrangers. Depuis le développement des relations interétatiques il y a une soixantaine d'années, les deux parties entreprennent aujourd'hui d'étroites coopérations, notamment dans les domaines politique, économique, social et culturel. Depuis ces dernières années, grâce aux efforts déployés par les deux parties, les relations entre la Chine et l'Europe connaissent un grand développement. De 1998 à 2003, en l'espace de 5 ans, les relations sino-européennes se sont hissées de trois niveaux d'affilée : des relations de partenariat constructif aux relations de partenariat global, jusqu'aux relations de partenariat stratégique global.
Lors de la cérémonie d'ouverture du colloque, qui a eu lieu le 19 novembre, le Premier ministre chinois Li Keqiang a prononcé un discours. On l'écoute tout de suite : « La Chine et l'Europe doivent être les promoteurs de la multipolarisation du monde et des parties prenantes de la mondialisation. Dans un contexte où l'on voit se multiplier le nombre d'opportunités et de défis, nos intérêts communs couvrent des domaines plus larges, et le besoin de coopération ne cesse de s'élargir. Développer les relations entre la Chine et l'Europe correspond non seulement aux intérêts fondamentaux des deux parties, mais revêt aussi une importance planétaire de plus en plus grande. »
L'ancien Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin a participé au colloque. Il partage le point de vue du vice Premier ministre chinois. M. Raffarin : "Nous avons une vision politique, souvent proche, à promouvoir. Nous partageons la vision d'un monde apaisé et pacifié, multipolaire, plus représentatif, fondé sur la légitimité des Nations Unies et la conscience de l'importance de se mobiliser face aux enjeux globaux".
La Chine comme l'Europe sont des entités économiques d'importance planétaire. La somme de leurs PIB équivaut à un tiers du PIB mondial. Il existe donc une grande complémentarité, une grande potentialité de coopération entre nous. Face aux opportunités historiques dues à la multipolarisation et à la mondialisation et aux défis sérieux du changement climatique et de la sécurité d'approvisionnement énergétique, ainsi qu'à d'autres problèmes d'importance planétaire, le fait d'enrichir le contenu stratégique des relations sino-européennes et de chercher des avantages réciproques est un grand sujet de réflexion et d'analyse tant pour la Chine que pour l'Europe.
Dans ce contexte, le vice Premier ministre chinois Li Keqiang a indiqué que les deux parties doivent augmenter l'envergure et élever le niveau d'investissement et de commerce, créer de nouveaux domaines de coopération au niveau des nouvelles technologies, miser sur les économies d'énergie et l'économie verte, respecter les intérêts clés et les préoccupations mutuelles d'importance majeure, élever les relations de partenariat stratégique entre la Chine et l'Europe à un nouveau niveau et promouvoir le développement global, équilibré et soutenu de l'économie mondiale. Li Keqiang a avancé trois propositions au sujet de l'avenir des relations sino européennes. On l'écoute : « Primo, main dans la main, nous allons relever les défis et promouvoir la reprise de l'économie mondiale. Secundo, approfondir nos coopérations substantielles et arriver à des avantages réciproques. Et tertio, renforcer l'égalité et la confiance mutuelle et concrétiser la tolérance et l'harmonie. »
Et Li Keqiang de souligner que, comme les relations sino-européennes doivent être dans la continuité et le développement, il faut tenir compte des relations entre les deux parties en se plaçant sur une hauteur stratégique et à long terme. C'est de cette manière qu'on pourra planifier l'avenir de ces relations.
Des savants de grandes institutions de recherches sur les relations sino-européennes, des représentants de services gouvernementaux, des membres de corps diplomatiques de pays européens accrédités en Chine, d'anciens hommes politiques, des représentants de grandes entreprises et de chambres de commerce, soit quelque 150 personnalités, ont participé à ce colloque, qui a duré deux jours. Les discussions portaient sur le thème « Les relations sino-européennes dans le contexte de la mondialisation : transformons les défis en opportunités ».
(Yannine)










