+7,7%... C'est la croissance chinoise calculée sur les neuf premiers mois de l'année. Croissance en glissement annuel par rapport aux neuf premiers mois de 2008. Le PIB chinois a d'ores et déjà dépassé en 2009 les 2 100 milliards d'euros, en tenant compte de la variation des prix.
7,7%, c'est aussi 0,6 point de plus que la croissance observée lors du point précédent, celui qui avait été fait sur les six premiers mois de 2009. Enfin, dernier chiffre encourageant : celui de la croissance observée lors du seul troisième trimestre. Elle est de 8,9%.
Bref, des indicateurs meilleurs que prévus, qui permettent à la Chine d'afficher sa confiance. Le Bureau national des statistiques, par la voix de son porte-parole, Li Xiaochao, l'a répété : oui, la Chine va atteindre les 8% de croissance en 2009. Objectif, alors ambitieux, qu'elle s'était fixé en début d'année. Un objectif qui sera rempli sans aucun doute, précise le porte-parole :
« 7,7% de croissance, en moyenne, sur les neuf premiers mois, c'est une très bonne base pour réaliser l'objectif annuel de 8% de croissance. Avec ces chiffres, je suis convaincu que la Chine va atteindre ces 8% de croissance du PIB cette année, sans aucun doute.»
C'est toute une série de chiffres qu'a rendu publics le Bureau national des statistiques. Autre chiffre intéressant, par exemple : celui des investissements dans l'immobilier sur les neuf premiers mois de l'année. Ils ont atteint en Chine les 15 500 milliards d'euros. Ça fait une croissance annuelle de 33,4%. C'est 6,4 points de plus que l'an passé.
Pour les produits de consommation, pour quelques 900 milliards d'euros de produits ont été vendus au détail. Là aussi, le chiffre est en hausse : plus 15,1% de croissance. Un chiffre dû en grande partie à la demande intérieure, qui permet de tirer la croissance vers le haut, selon le porte-parole du Bureau national des statistiques :
« En matière d'investissement ou de consommation l'économie chinoise est stable et connaît une reprise. La demande intérieure joue un rôle très important.»
Les investissements reprennent forts, selon lui, également. La plupart des secteurs bénéficient de cette reprise : l'hydraulique, la protection de l'environnement, les installations publiques, l'éducation, la santé ou encore la protection sociale. En tout, ces secteurs contribuent à hauteur de plus de 50% à l'augmentation des investissements.
Avec la reprise de la consommation et des investissements, l'indice des prix à la consommation est resté relativement stable. Ça a permis de créer un environnement idéal pour la croissance économique chinoise.
La Chine n'est pas encore confrontée à l'inflation, a estimé le porte-parole du gouvernement. Mais, a-t-il aussitôt précisé, le gouvernement cherche à anticiper, bien sûr, toute hausse de prix.
« De janvier à août, l'indice des prix à la consommation a chuté de 1,2%. De janvier à septembre, il n'a chuté que de 1,1%. En d'autres termes, la baisse des prix a ralenti lors du mois du septembre. L'indice des prix à la production a, lui, toujours baissé également, ce qui fait qu'il n'y a pas de problème d'inflation. Mais pour ces deux indices –celui des prix à la consommation et celui des prix à la production-, il y a certes eu baisse, mais la baisse a été moins forte mois après mois. Il faut que nous anticipions toute inflation. »
Pour lui, la tendance de reprise est là, mais stabilité et équilibre ne sont pas encore là. La croissance devra encore être stimulée lors du quatrième trimestre.










