L'Union des nations sud-américaines (Unasur) a rejeté vendredi "la présence des forces étrangères" dans la région, à l'issue d'un sommet extraordinaire clos à Bariloche, en Argentine.
"La présence de forces militaires étrangères ne peut (...) menacer la souveraineté et l'intégrité d'un pays sud-américain et en conséquence la paix et la sécurité de la région", ont souligné les présidents de l'Amérique du Sud dans une déclaration finale publiée à l'issue du sommet de Bariloche.
"Les accords de coopérations militaires doivent être gérés avec les respect sans conditions des principes, des buts de la Charte de l'ONU (Organisation des Nations Unies) et des principes fondamentales du Traité constitutif de l'Unasur", ont indiqué les présidents de l'Amérique du Sud.
Ils ont invité les pays étrangers à "s'abstenir de l'usage des menaces et des forces contre l'intégrités territoriales des pays" du bloc. Ils ont refusé "la présence et les actions des groupes armées délictueux", sans mentionner un groupe spécifique.
En outre, les présidents des Etats de l'Unasur se sont mis d'accord pour "renforcer l'Amérique du Sud comme une zone de paix", en promettant "d'établir un mécanisme de confiance mutuelle à l'égard de la défense et la sécurité" dans la région.
L'Unasur a réaffirmé son engagement à "renforcer la lutte et la coopération contre le terrorisme, les crimes organisés transfrontaliers et les crimes associés", y compris "la prolifération d'armes légères".
Fondée en 2008, l'Unasur, regroupe l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l'Equateur, la Guyane, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l'Uruguay et le Venezuela.
Le sommet de l'Unasur s'est tenu alors qu'un accord américano-colombien qui autorisé l'utilisation des Etats-Unis de sept bases militaires colombiennes a provoqué une crise parmi les pays de l'Amérique du Sud.










